Dimanche 11 novembre 2007
Entretien avec Dominique Wolton
Apprendre la cohabitation culturelle

 

Directeur de recherche au CNRS et directeur de la revue Hermès, membre du Haut conseil de la Francophonie Dominique Wolton est spécialiste des rapports qui se tissent entre culture, société, politique et communication. Ardent défenseur de la francophonie, il en voit les aspects prometteurs aussi bien que les imperfections. Il en parle avec une grande liberté de parole…

 

Janvier-février 2006 - N°343

 


Le français dans le monde est la revue de la fédération internationale des professeurs de français. Tous les deux mois, elle vous propose une centaine de pages d'articles, de conseils et de fiches pédagogiques sur le thème de l'enseignement du français langue étrangère. Pour recevoir Le français dans le monde chez vous, il suffit de s'abonner. Les étudiants, les personnels des alliances françaises et les membres des associations de professeurs de français bénéficient de tarifs réduits. Nous vous proposons sur ce site chaque mois une sélection d'articles de la revue.
 
   
   

Le caractère massif du vote de l’Unesco, le 21 octobre 2005, sur la protection de la diversité culturelle vous a-t-il surpris ?

C’est un vote historique qui montre l’ampleur des progrès accomplis dans ce domaine. Quand la France a commencé à parler d’exception culturelle en 1985, la réaction dans le monde a été nettement hostile. Même au sein de l’Europe, à l’époque, l’idée n’était pas bien accueillie. Le changement de vocabulaire - on parle aujourd’hui de diversité culturelle - a été bénéfique. Mais surtout on a pu assister à une extraordinaire maturation des esprits en vingt ans. Aujourd’hui, à l’exception d’Israël et des États-Unis, le monde entier s’est prononcé en faveur de la diversité culturelle. Même si ce texte n’a pas de valeur contraignante, il implique que partout on veillera à respecter la diversité culturelle, et ce dans les deux sens. Les pays du Nord, d’abord désireux de résister à l’impérialisme culturel américain, vont aussi devoir connaitre et respecter les cultures du Sud, car les pays économiquement défavorisés ne le sont généralement pas dans le domaine culturel.

Au sujet de ce vote, les journaux ont signalé que la France et le Canada avaient milité pour l’adoption de ce texte…

L’action commune des 63 États de la francophonie n’a pas été valorisée. On a préféré parler de deux pays, aussi influents soient-ils. Cela traduit l’absence de reconnaissance des élites politiques et des médias. Les élites des pays francophones n’ont pas la fierté d’appartenir à ce mouvement, qu’elles considèrent à tort comme un Commonwealth du pauvre.

À quelles conséquences politiques doit-on s’attendre ?

Je ne vois pas d’autre solution que de construire une cohabitation culturelle. Je préfère cette expression - plus modeste - à celle de multiculturalisme. Le multiculturalisme désigne une société capable de gérer efficacement les relations entre les différentes communautés, ce qui n’arrive pratiquement jamais. Il existe une telle méfiance, une telle méconnaissance entre les peuples que rechercher pour commencer une cohabitation pacifique constitue un objectif réaliste. Comprenez bien qu’il ne s’agit pas d’un encouragement au communautarisme. Le dispositif est le même que celui de l’Onu. Il s’agit seulement de reconnaitre les cultures et de les inscrire dans un cadre démocratique. L’abolition des distances physiques à laquelle a abouti la modernité ne rapproche pas les points de vue, mais révèle au contraire l’importance des écarts culturels entre les peuples.

Vous défendez la francophonie comme une voie d’avenir. Quel rôle peut-elle jouer ? Peut-elle transformer les hasards de l’Histoire en laboratoire de cohabitation culturelle ?

La francophonie a deux noyaux historiques. Le premier s’est formé lors de la conquête des mers par la France aux XVIIe et XVIIIe siècles. Dans la même période, d’ailleurs, l’Angleterre, l’Espagne et le Portugal se sont livrés à un type similaire de prospection. Cette première francophonie a été balayée dans les esprits par les conquêtes du XIXe siècle. On ne cite aujourd’hui que l’Afrique, l’Asie, le Proche et le Moyen-Orient. Quand on regarde une carte, on y découvre de nombreux points d’appui antérieurs, dans l’océan Indien, au Nouveau Brunswick ou en Louisiane pour l’Amérique. La redécouverte de la francophonie consiste à passer par-dessus l’histoire du XIXe siècle pour retrouver toutes les racines culturelles de ces territoires. Le prochain Sommet qui va se tenir à Bucarest, donc en Europe, a l’avantage considérable de montrer au monde que les points d’ancrage de la francophonie dépassent les frontières qui se sont dessinées au XIXe siècle. Largement étendue géographiquement, cette mosaïque de cultures permet d’expérimenter grandeur nature l’apprentissage de la cohabitation culturelle, qui va devenir une nécessité pour la planète.
Cela ne me dérange pas que certains pays adhérant à la francophonie ne soient pas francophones au sens linguistique du terme. La francophonie s’ouvre à des pays qui font la demande d’y adhérer. Ce qui compte c’est la démarche de ces pays, le fait qu’ils s’intéressent à des valeurs portées par la langue. Même si, en ce qui concerne l’accès à la démocratie, le bilan est nuancé (peut-être plus que dans le Commonwealth), du côté de l’équipement public, en particulier dans le domaine sanitaire ou dans celui de l’éducation, la francophonie laisse des traces nettement positives. Le bilan des mutations en profondeur de la société n’est pas mauvais. Beaucoup de travail a été accompli en peu de temps. C’est en 1986 que nait la Francophonie institutionnelle avec le 1er Sommet, qui s’est tenu à Paris. Mais la Déclaration de Bamako, qui fonde en quelque sorte la Francophonie politique, date de 2000. C’est récent et nous avons peu de recul pour porter des jugements. Il convient de rester modeste. En très peu de temps, on est passé de la défense de la langue à celles des cultures. Ensuite c’est la problématique de la démocratie avec la défense des droits de l’Homme qui a pris le devant. Aujourd’hui les objectifs englobent également la solidarité et le développement durable. Avouez que beaucoup de chemin a été accompli en peu de temps.
Et voilà qu’au moment où elle est parvenue à se doter d’institutions qui commencent à être reconnues au niveau international, la francophonie doit rebrasser toutes les cartes en fonction de la mondialisation. Même bouleversement pour l’Europe construite à 15 et qui doit repartir à 25 et bientôt à 28. L’Europe et la Francophonie ont un point commun, c’est de ne pas avoir le temps d’attendre. Le mouvement de l’histoire va plus vite que les constructions qu’elle suscite. Celles-ci se voient obligées d’évoluer en s’ouvrant, tout en préservant leur noyau dur.

La francophonie rassemble des pays anciennement colonisateurs et des pays jadis colonisés. Comment passer pour ces derniers de la décolonisation à la mondialisation ?

C’est effectivement le rôle majeur de la francophonie que d’essayer de permettre à tous d’effectuer convenablement ce passage. La première condition est de sortir le cadavre du placard et d’écrire l’Histoire sans tabou en évoquant de part et d’autre de la Méditerranée la colonisation et la décolonisation, les guerres d’indépendance et les politiques qui ont suivi.
Ensuite, il faut considérablement développer la traduction, former une grande quantité de traducteurs pour donner corps à la diffusion de la diversité culturelle… Les traductions viennent en appui et en complémentarité au multilinguisme des individus, chacun devant parler trois ou quatre langues.
Pour l’instant la Francophonie intervient au niveau diplomatique. Face à la mondialisation, est-ce que cette action est suffisante ? Je ne le pense pas. La société civile n’est pas assez mobilisée, les grandes entreprises ont leur rôle à jouer. Et puis il y a un troisième cercle qui est insuffisamment valorisé, c’est celui des militants, professeurs, entrepreneurs, journalistes. Les francophones ne se parlent pas entre eux. Alors qu’ils peuvent établir un dialogue en-dehors du contentieux des différents pays avec la France.

Concrètement, dans quel secteur va-t-on voir les choses évoluer ? Quel rôle par exemple peuvent jouer les entreprises ?

Il va d’abord falloir veiller à la sauvegarde de la diversité linguistique. Rares sont les pays où le français est langue maternelle. Donc, se battre pour la francophonie, c’est se battre pour la persistance de la langue maternelle, pour l’apprentissage de la langue de communication internationale qu’est l’anglais et pour, au minimum, l’apprentissage d’une troisième langue : une grande langue régionale en Afrique et/ou le français. L’avenir implique ensuite d’arrêter la concentration des industries culturelles et de favoriser les industries culturelles nationales : presse, édition, radio, télévision, cinéma, danse, etc. Quant aux entreprises classiques (Air France, Renault, Total…), elles doivent prendre conscience qu’elles sont porteuses d’une identité culturelle et la mettre plus souvent en avant qu’elles ne le font actuellement.
Enfin, il va falloir trouver des principes de coopération. Les différentes aires linguistiques et culturelles, que ce soit l’Europe avec ses vingt-cinq langues, le Maghreb, le Machrek, l’Amérique latine… vont chercher à construire des modèles séduisants de coopération. Les aires culturelles, telles que l’hispanophonie, la lusophonie et la francophonie, constituent des regroupements essentiels à valoriser. De plus, ces espaces ont tout intérêt à renforcer entre eux les points de contact en profitant par exemple de leur commune appartenance à la famille des langues romanes.

Quel pourrait être le rôle des professeurs ?

Il est capital. L’apprentissage des langues se fait par leur intermédiaire. La formation des traducteurs leur revient. À cet aspect traditionnel du métier s’ajoute une fonction extrêmement importante aujourd’hui : celle de faire contrepoids à l’engloutissement des jeunes par la machine. Il y a là un enjeu fondamental : éviter qu’Internet ne se substitue à l’éducation. Le rôle du professeur est essentiel pour faire comprendre l’importance des rapports humains et apporter la profondeur de l’Histoire. C’est le professeur qui est capable d’introduire des comparaisons, d’ouvrir à l’altérité. C’est lui qui permet de passer de l’information à la communication. Plus il y aura d’Internet, plus il y faudra parallèlement d’interactivité humaine.

Propos recueillis par Françoise Ploquin


À lire

Dominique Wolton est l’auteur de nombreux ouvrages publiés chez Flammarion, dont
- Penser la communication,1997
- L’autre mondialisation, 2003
- Il faut sauver la communication, 2005

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Jeudi 18 octobre 2007
Bonjour à tous et à toutes,
 Avant de vous inviter à lire le programme du féstival thétrâl maghrébin,je me permets de de vous présenter ce modeste aperçu.

Personne n'ignore l'importance du théâtre comme étant un art et un objet culturel.
Ses enjeux sont multiples;je ne citerai que quelques uns:
1.enjeux culturels et interculturels;
2.enjeux psychologiques,pédagogiques et sociologiques;
3.enjeux civilisationnels;
4.enjeux académiques;
5.enjeux ludiques et récréatifs.



SERVICES - ARTS
Programme du festival du théâtre maghrébin
De la ville de Meknès
DU 19 AU 24 OCTOBRE 2007
Représentations
19 octobre Troupe de Casablanca Maroc 19h
20 octobre Troupe de Fès Maroc 16h
20 octobre Troupe chourouk maascar Algérie 20h
21 octobre Troupe de services-arts Meknès Maroc 16h
21 octobre Troupe de Tunisie Tunisie 20h
22 octobre Troupe de Baja Tunisie 16h
22 octobre Troupe de Casablanca Maroc 20h
23 octobre Troupe de Benghazi Lybie 19h

Activités
19 octobre A partir de 10h Accueil des participants
19 octobre 16h Cérémonie d’ouvertur Salle de conférence de l’hôtel de ville
21 octobre 10h Conférence sous le thème « culture et art dans le Maghreb » Salle de la commune urbaine Meknès Tafilalet
22 octobre 10h Visite des monuments historiques de la ville
Soir Soirée musicale Salle des fêtes des œuvres sociales

23 octobre 10h Visite des monuments historiques
24 octobre 18h Cérémonie de clôture Salle de la maison de la culture Mohamed Lamnouni

Durant tout le festival : exposition de tableaux de peinture de certains artistes de la ville
Vous êtes donc invités à assiter à cette manifestation culturelle qui se déroulera dans la salle de la maison de la culture mohamed lamnouni à meknes

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Vendredi 12 octobre 2007
Bonjour/bonsoir à tous et à toutes,
Je suis heureux de vous indiquer un lien  écrit en plusieurs langues.Il parle de l'Islam présenté comme une religion de reconnaissance,de l'autre,de paix,de la science et de la coéxistence.
Permettez-moi de vous rapportez un texte de présentation du site en question:


http://www.islam-guide.com/fr/





Ce guide islamique a été conçu pour les non-musulmans afin de les aider à mieux comprendre l'islam, les musulmans et le Coran.  Il contient de nombreuses informations, références et illustrations, ainsi qu'une riche bibliographie.  Il a été révisé et corrigé par plusieurs professeurs et personnes hautement compétents en la matière.  Il est concis et facile à lire, tout en contenant beaucoup d'informations scientifiques.  Il contient le livre A Brief Illustrated Guide to Understanding Islam (Petit guide illustré pour comprendre l'islam), et plus encore.  Vous trouverez ci-dessous la table des matières de ce guide.
                                                    Paru dans le site Sentimenst verdoyants,signé Chadia de de Fès,Maroc
                                                                                                                     http://nassjay.activebb.netsigné

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Jeudi 11 octobre 2007

Après le succès qu’a connu le festival du théâtre maghrébin dans sa 2ème édition, Services- arts lance ses activités culturelles et artistiques en hommage à cette cité historique Meknes .Il s'agit de vous présenter un phénomène culturel trés prisé dans le Royaume.
Il est important de souligner que la confrérie des Aîssaoua représente l’un des symboles de la culture religieuse de cette ville et de sa célébrité .C’est ce qui a incité l’association Services- arts à faire de cette cérémonie la fierté des meknassis et la lumière de ses soirées de ramadan.Ainsi durant plusieurs veillées,Services-arts ne cesse de d'offrir des spectacles interpellant contingences religieuses et culturelles riches en signification aussi bien pour les habitans que pour les visiteurs et les touristes.
Ainsi et durant deux jours,du 22 et 23 ramadan correspondant aux 5 et 6 septembre 2007, des troupes d’Aîssaouas se sont succédées pour donner gaité et couleurs à cette cité ismaïlienne.
L’ouverture s’est déroulée sur la grande place Elhdim par le défilé des troupes participantes après la rupture du jeûne.Une foule intense est venue alors manifester sa joie et son attachement à cette confrérie purement meknassie. Assistée par les forces de l’ordre les membres de l’association ont pu contenir cet évènement et mener à bien le déroulement de cette soirée.
Après avoir présenté le programme, l’association a cédé la place aux différentes troupes d’Aîssaouas à savoir :
- la confrérie dirigée par le Moqadem Ahmed Ben moumen
- la confrérie dirigée par le Moqadem Hicham
- la confrérie dirigée par le Moqadem Rachid Touati
Au cours de cette soirée, l’intervention du Dr Abdelilah Laghzaoui a permis d’éclairer le public sur les spécificités de cette confrérie des Aîssaouas.
 La deuxième soirée a été animée dans la salle de la maison de la culture Mohamed elmoumni.La confrérie dirigée par le Moqadem Mohamed Belhadj a débuté la cérémonie, suivie de l’intervention du Dr Abdelaziz Ben moumen.L'on assista juste aprés à un plateau savamment concotée par les co-équipiers ardus et dévoués
la troupe du Moqadem Lamrani Tahar  puis celle du Moqadem Khaldoun Abelhak..Une joie intense et une liesse se manifestent avec un zèle appréciable au rythme de beaucoups d'hymnes et de tons on ne peut plus expressifs et acharnés.
En guise de renforcement et de consécration de la  cérémonie,  des chants religieux en faveur du prophète Mohamed ont été déclamés par Mohamed Charkaoui et Mohamed Ben diab,,dans des airs de gloire et d'estime de soi,plongeant les présents dans une euphorie sans pareil.Un panel de recuillement et de rêverie donna aux festivités un goût des plus raffiné en matière de spectacles de groupes
 Une lecture de poèmes récités par le Dr Mohamed Rachek a clos cette soirée musicale en hommage à cette confrérie meknassie des Aîssaouas.

 La confrérie Aîssaoua

C’est une confrérie soufie qui a  vu  le jour grâce à Sidi Mohamed  Ben Aîssa prénomé Cheikh Elkamel, né le 14 safar elkhir 872 (1451) et décédé le 15 rabii aoual  933  (1512).
Il fut enseignant d’éducation religieuse à la mosquée de Meknes et théologien  . C'est le patron de la confrérie des Aîssaoua. Il parcourait le Maroc, ainsi que le grand maghreb, prêchant l’islam.Cette doctrine s’est même propagée à travers les pays arabes. Elle a fait son chemin et se multiplie à travers les générations qui portent le flambeau.
Après le succès qu’a connu le festival du théâtre maghrébin dans sa 2ème édition, Services- arts lance ses activités culturelles et artistiques en hommage à cette cité historique, Meknes .
 SERVICES- ARTS_Amina Derj_Meknçs


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Samedi 6 octobre 2007

  

 

 
 
 

Théâtre : Meknès la maghrébine

Meknès, abrite, à chaque début juillet, le Festival national de théâtre. Cette fois-ci, la capitale ismaïlienne se lance à la conquête d’autres horizons. La ville a rendez-vous avec le théâtre maghrébin.

Meknès compte deux festivals de théâtre. Il y a le Festival national, qui se tient chaque début de juillet. Et, désormais, il y a le Festival de théâtre maghrébin, dont la 1ère édition aura lieu du 20 au 25 mai courant. Si le premier, initié par le ministère de la Culture, se limite à la production théâtrale nationale, le second, créé par l’Association «Services-Art», ambitionne de faire du théâtre un moyen de rapprochement entre les peuples du Maghreb. Comme nous l’a indiqué un organisateur, de son nom Driss Banouchan : «En tant qu’hommes de culture, nous voudrions, dit-il, apporter notre contribution à l’édification maghrébine, en rapprochant davantage les peuples maghrébins ». Le théâtre, «père des arts», se veut un trait d’union entre les pays du Maghreb.

A souligner que cette initiative a été précédée de bien d’autres. Pas plus tard que l’an dernier, le Conseil de la Maison des jeunes de Hay Mohammadi, Casablanca, avait organisé une rencontre autour du théâtre maghrébin. « Le Festival national de théâtre de Meknès, nous dit Ahmed Lemsayeh (ministère de la Culture), avait également l’habitude d’inviter, à chaque édition, une troupe de théâtre maghrébine».

Mais voilà, le rendez-vous, dont il est ici question, est consacré à 100% au théâtre maghrébin. A la 1ère édition de ce rendez-vous, 7 troupes prendront part : «Al-Kaf» et «Nouvel espoir» de Tunisie, «Théâtre Mohamed Abdelhadi » de Libye, « Al-Ichara» (Le signal) d’Algérie, et des troupes marocaines «Fadae Alliwâa » de Casablanca, «Abinôme» de Chefchaouen et «Al-Masrah Al-Jadid» (Nouveau Théâtre) de Meknès et, cerise sur le gâteau, une troupe des Pays-Bas nommée «Le Théâtre moderne».

Pour rehausser le niveau de ce festival, les organisateurs prévoient une compétition. Le jury de la première édition est composé de dramaturges et critiques de théâtre : Hassan Lemenii, Abdelkrim Berchid et Driss Al Mamoune (Maroc), Missoume Mjahri et Mansour Benchida (Algérie), Abdallah Boussiri et Hassan Rajab Kerfal (Libye) ainsi qu’Ahmed Charji de l’Irak.
Parallèlement à la compétition, le programme prévoit une rencontre-débat qui réunira une pléiade de dramaturges et spécialistes autour du thème «Les spécificités créatives et projets de développement du théâtre maghrébin».
En marge du festival, les organisateurs rendront hommage à des artistes qui ont marqué la scène culturelle maghrébine : Abdelkader Aâbabou et Malika Al-Omari (Maroc), Abdallah Boussiri (Libye), Abbes Mjahri et Mohamed Abdeljaouar (Tunisie).

Avec la création de ce nouveau festival, qui, rappelons-le, vient s’ajouter à celui du théâtre national, Meknès, qui a donné jour à d’illustres hommes de théâtre comme Hassan Lemenii, confirme sa réputation de haut lieu de théâtre. L’enracinement de cette expression artistique ne date d’ailleurs pas d’hier, en témoigne ce chef-d’œuvre architectural «espace Lehboul» présenté comme une preuve historique de la vocation théâtrale de la capitale ismaïlie. Aménagé en plein air, «Fadae Lehboul» a vu se succéder différentes générations de troupes de théâtre, des pères fondateurs et des jeunes s’y retrouvent chaque an pour fêter dans la symbiose une passion partagée : le théâtre.

Aujourd’hui le Maroc

Par M’Hamed Hamrouch - Le: 17-05-2005
http://www.meknes-net.com/actualites/lire.php?news=481
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Jeudi 13 septembre 2007

Les élections ont certain un enjeu interculturel puisque tous les pays essaient de s"impréner de la culture de l'autre et de s'approprier certains concepts et certaines pratiques jugées conformes à son identité,sans pour autant négliger ouverture,tolérance et autenticité

Mais ce sur quoi il faut mettre l'accent c'est la diversité et l'interculturalité au sein d'un même pays, quant on assiste à la coexistence de plusieurs tribus,sous une même entité nationale,religieuse et patriotique.
Comme tout le monde le sait,tout pays foisonne de tribus ayant chacune sa propre culture héritée d'un passé ancestral difficile à oublier.Mais ce qu'il faut viser au niveau des élections c'est que toutes les différences doivent s'estamper au profit de synergies locale,nationale et patriotique pour répondre aux attentes des electeurs qui aspirent à un devenir meilleur.

Ainsi l'on peut avancer que toutes les stratégies et tous les plans d'action investis au cours des propagandes électorales doivent converger pour une vision politique au service de causes sociales,politiques et économiques que le peuple en question attendait depuis fort longtems.Donc que les contingences partisanes politiques,si divergentes soient-elles doivent se convertir en stratégies consensuelles qui rapprochent tous les partis politiques pour une véritable relance socio-économique,afin de lever des défis en matiere de lutte contre le chomage,d'amélioration du niveau de vie des populations en milieu rural et urbain,de lutte contre les déperditions scolaires en quête d'un systeme pédagogique efficient et efficace.

Revenons à l'interculturel et à l'échange d'expériences et de savoirà-faire en la matière.Il existe certainement des plans d'actions économiques ayant fait leurs effets positifs dans beaucoup de pays et qui sont susceptibles d'être transférés dans d'autres pays.Je pense que le développement est un levier interhumain qui doit outrepasser les frontières au profit de pays en voie de développement.Il faut signaler l'importace de relations parlementaires internationales que tissent certains pays entre eux.Mais notons que la démocratie ne s'importe pas , mais se cultive,se nourrit et se développe au sein des pays qui cherchent à se frayer une telle voie.

Donc tous les partis politiques,une fois le scrutin consommé et les résultats affichés,doivent s"investir pur servir leur nation;au lieu de continuer à dénigrer un autre de parti ou s'enliser dans des labyrinthes qui ne profitent à personne.Ils doivent aoublier leurs divergences poiticiennes de tous ordres,s'oublier en tant que partis idéologiques ésotériques,mais se mouler dans une logique citoyenne , pragmatique ,cohérente  et efficace.

Donc finissons d 'échanger des propos malsins et éduquons-nous à des élections citoyennes,responsables,porteuses et prometteuses.Arrêtons-nous de marchander pour un quota ministériel ou de spéculer pour se montrer comme étant partis plus nationalistes que les autres.
L'on ne peut passer sans une petite analyse dufaible taux de participation aux élections.Mais dites vous bien que les réponses et les raisons sont bel et bien claires et connues de tous.
Tous les citoyens sont conscients que les élus ne cherchent que cultiver leurs jardins et des leurs au sein des partis politiques,sans pour autant réfléchir au dévenir et aux conditions de vie de ceux et celles qui les soutiennent.

par El yaagoubi ahmed publié dans : educ-forblog
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Dimanche 12 août 2007

Le CRDP de Créteil ,dans le cadre de son ouverture et rayonnement interculturel,présente des fiches pédagogiques concernant différentes cultures dont la civilisation arabe pour différents niveaux.La fiche suivante est destinée au niveau primaire.

Je vous laisse consulter une variété de contes,de faits civilisationnels ayant marqué la littérature arabe à une certaine époque .

En fait de telles histoires et faits sont en mesure de divertir des enfants de toutes les cultures,de les rapprocher pour plus de convivialité,de tolérance,d'interculturalité et de transculturalité.

Bonne lecture et beaucoup de divertissement pour enfants du Monde arabe !

 

1. Ali Baba dans la caverne
2. Les quarante voleurs
http://kleinestheater-badgodesberg.de/
3. Les voleurs cachés dans les jarres
4. Le génie d’Aladin
www.scottishstorytellingcentre.co.uk/
5. Aladin
http://rfi.fr/
6. Trois représentations des aventures de Sindbad
http://koslanda.com/
7. L’achat du tapis volant
www.gascogne.fr/
8. Le cheval volant
9. Shéhérazade
10. Le calife
http://pages.infinit.net/vdemers/
11. Shéhérazade et Shahryar
http://rfi.fr/
12. Le repas (illustration finale)
www.gascogne.fr/
13. Le banquet
www.asia.fr/
14. La danse
www.cosmovisions.com/
15. L’étude
www.artabus.com/
16. Haroun al-Rachid
www.al-fateh.net/
17. L’Empire abbasside (carte à réaliser par l’enseignant à partir du lien)
www.islamonline.net/
18. Bagdad : la ville ronde
DUMAS Rachida, KHALDI Karima, RADOUANE Claire, Riyâd al-lugha 2, Rabat, Centre d’études arabes, 2005
19. Conte حكاية هارون الرشيد مع العجمي
(texte réécrit par Frédérique Sicard à partir du conte des Mille et Une Nuits)
20. Jeu de la ville

                          paru dans Dossiers pédagogiques du CRDP de Créteil

http://www.cndp.fr/themadoc/

par El yaagoubi ahmed publié dans : educ-forblog
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Jeudi 9 août 2007

Il est question de difficultés qu'affrontent des immigrés dans leur scolariré en matière d'insertion.C'est ce que vous pourrez lire en consultant un documment intéressant intitulé "Obstacles aux apprentissages" signé par Domohina Vergniol .

Je vous présente un compte rendu de cet ouvrage tel qu'il est édité sur ÉduFLE.net | Didactique des cultures en FLE

L’auteur part du constat que dans la formation des immigrés et des publics en difficulté d’insertion, les malentendus sont fréquents, même s’ils ne s’expriment pas toujours au grand jour. En France, la formation actuelle inscrit sa démarche dans une pédagogie active et communicative, visant l’autonomie, où l’apprenant est amené à construire son projet personnel. « Mais l’autonomie est-elle une valeur suprême dans toutes les cultures ? » s’interroge Verbunt.

En plus des perceptions différentes de l’espace, du temps, du corps, des rapports différents à l’autorité, à l’argent, au savoir, des conceptions différentes de l’honneur, de la convivialité, de la politesse ... auxquels sont confrontés ces publics en France, s’ajoute le poids des représentations liées à la formation.

L’ouvrage de Verbunt se veut un « guide, véritable vade-mecum des interférences culturelles, [qui] répertorie et analyse sous forme de fiches toutes ces petites et grandes différences qui font obstacle à la formation et à la communication. » Document de travail, il est aussi un outil pour l’intégration et la lutte contre les exclusions.

par El yaagoubi ahmed publié dans : educ-forblog
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Vendredi 13 juillet 2007

 

Bonjour à tous et à toutes!

Cette fois-ci je vous présente un théme qui va certainement vous inétéresser.Il s'agit du phénommène Gnawa dont tout le monde parle comme étnt musique de toutes les cultures.

Le texte que vous allez lire est tiré d'un site sur Internet.Je remercie à l'avance son auteur.

 Au Maroc les pratiques ancestrales des GNAWA ont subi l'influence du tassawuf (sufisme, ésotérisme islamique), constituant une tariqa (confrérie, voie mystique) qui a comme patron Sidi Bilal, Compagnon du Prophète et premier muezzin de l'Islam.

les Gnawa pratiquent une liturgie choréutico-musicale (lila/ derdeba), qui réactualise le sacrifice primordial et la genèse de l'univers à travers l'évocation des sept principales manifestations de l'activité démiurgique divine.


Sommaire



L'histoire du peuple gnawa

Le rite de possession (lila de derdeba)

Les musiciens et leurs instruments






1 - L'histoire du peuple gnawa


Les Gnawa du Maroc sont les descendants des esclaves, ils ont été amenés au Maroc en tant qu'esclaves noirs déportés des pays de l'Afrique occidentale subsaharienne (Mauritanie, Sénégal, Mali, Niger, Guinée). Leur saint patron est Sidi Bilai, c'est le premier esclave qui fut libéré par le prophète Mahomet pour devenir le premier muezzin (celui qui fait l'appel à la prière) de l'Islam. Ils se sont ensuite métissés à la population locale et se sont formés en confrérie pour créer un culte original mélangeant des apports africains et arabo-berbères.

On dit des Gnawa qu'ils sont "africains par la sève et maghrébins par la greffe". Les Gnawa pratiquent un rite de possession appelé derdeba et qui se déroule la nuit (lila) d'où son appellation de lila de derdeba. Ce rite rassemble les chefs de culte et les adeptes l:1ui vont s'adonner à la pratique des danses de possession et à la transe.






2 - Le rite de possession (lila de derdeba )


Lors du rite de possession, les musiciens, après avoir effectué leur répertoire de divertissement (koyyou), vont jouer le répertoire sacré (mluk) où les adeptes et les danseurs vont être sujet à des phénomènes de transe. Le maître musicien va enchaîner. de minuit à sept heures du matin, une série de devises chantées, accompagnées par son guembri et par les joueurs de qraqeb.

Chaque devise chantée fera référence à un djinn ou à un mluk (génie, esprit) bien déterminé.

Les entités invoquées peuvent être des entités purement surnaturelles ou des saints ayant réellement existé. Il y a sept cohortes de mluk et chacune d'entre elles possède à sa tête un ou plusieurs esprits dominants. Les mluks ont chacun une devise chantée, un encens particulier (que l'on brûle quand l'esprit prend possession d'un adepte), une couleur.

On distingue les mlouk de la mer (moussaouiyin) auxquels on attribue le bleu clair ; les célestiels (samaouiyin) ont pour couleur le bleu foncé ; les mlouk de la forêt, (rijal al ghaba) originaires d'Afrique ont pour couleur le noir tout comme les mlouk appartenant à la cohorte de Sidi Mimoun ; enfin les mlouk rouges (al houmar), liés au sang et qui hantent les abattoirs. Le blanc et le vert sont réservés aux saints invoqués, notamment Moulay Abdelkader Jilali et les chorfa. La couleur jaune est attribuée à l'esprit féminin Lala Mira.

Le Coran précise aussi que les djinns sont crées à partir de feu clair sans fumée et se différencient des anges qui sont crées de lumière. Les djinns sont encore décrits comme des êtres plus subtils que les êtres humains. Ils possèdent leurs principales fonctions psychologiques et physiologiques ; ils mangent, boivent, se marient, engendrent et meurent. Ils ont même une constitution sociale calquée sur celle des hommes. Autant que les hommes, ils sont doués d'intelligence et responsables de leurs actes. L'activité des djinns se déroule la nuit et se termine avant l'aube, lorsque le muezzin appelle à la prière.

Les danseurs-possédés entretiennent tous une relation plus ou moins proche avec un esprit cité précédemment. Pendant le rite de possession (lila de derdeba), lorsque le maâlem commence à jouer le thème et la devise d'un génie, le possédé qui se rattache à cet esprit entrera en transe et s'identifiera à lui. Cette danse de possession sera souvent effectuée avec des objets rituels qui révèlent les attributs du génie possesseur: danse avec des poignards pour Sidi Hammou, le maître des abattoirs, avec un bol d'eau sur la tête pour Sidi Moussa (Moïse ).

Quand le danseur entre en transe, la voyante le couvre d'un voile de la couleur attribuée à l'esprit qui le possède, elle brûlera également un encens adapté à cet esprit.

Les adeptes du culte sont généralement des malades en quête de guérison et le culte de possession fonctionne comme une cure. Toutefois, la possession n'est pas qu'exorcisation, la puissance curative n'est pas la seule dimension du culte. Le rituel des Gnawa consiste en une sorte "d'initiation dont le point de départ aura été la maladie" car nombre de possédés restent dans la confrérie et poursuivent l'initiation une fois l'équilibre retrouvé. Il y a une hiérarchie dans la possession: du possédé frappé au possédé qui maîtrise l'esprit qui l'a au départ tourmenté(celui-ci deviendra parfois maâlem ou chef de culte). Le culte de possession fonctionne pour les Gnawa comme une voie (tarique) conduisant à découvrir la lumière intérieure.

Les pressions extérieures exercées sur les Gnawa sont aujourd'hui très fortes. Elles viennent d'une part des fondamentalistes musulmans qui vont tenter de diaboliser leurs pratiques.

D'autre part, de certains modernistes pour lesquels l'idée d'une communication directe avec la surnature s'avère incompatible avec une certaine idée de progrès et de civilisation. Ceux-ci tenteront de folkloriser leurs pratiques en mettant en valeur simplement la musique et les danses mais en occultant totalement la finalité des rituels.

De plus en plus de maêlem se dirigent vers des activités strictement musicales, plus lucratives que les activités traditionnelles, et fortement demandées au Maroc comme à l'étranger.

Toutefois, lors du mois de chabaâne (avant le ramadan) une foule toujours aussi dense se presse pour assister aux lila des Gnawa dans de nombreuses villes du Maroc.




3 - Les musiciens et leurs instruments


Les pratiques rituelles. initiatiques et thérapeutiques des Gnawa sont animées et conduites par deux types d'intervenants : les maîtres musiciens (maâlem) et leurs troupes, d'autre part les voyantes thérapeutes. Ils sont les principaux membres de la confrérie et agiront soit de concert, soit séparément selon l'activité envisagée.

Les musiciens gnawa se divisent en deux catégories : Les maîtres musiciens et la troupe qui est sous leur direction. Le maître musicien est appelé maâlem (plur. : maâlmin), il est le garant du culte et de la tradition musicale. Au Maroc, ce terme désigne toute personne ayant une maîtrise ou un savoir-faire dans une activité donnée, qu'elle soit technique ou intellectuelle. On trouvera des maâlmin, par exemple, dans l'artisanat. Pour obtenir ce statut, l'apprenti devra être reconnu officiellement par les membres de sa corporation et par les maâlmin qui l'ont précédé.

L'instrument de musique principal chez les Gnawa qui animent la lila de derdeba, le rite de possession, se nomme le guembri. Cet instrument est joué par le maître musicien (le maâlem). Le maâlem est également le chanteur principal de la troupe. Les autres musiciens de la troupe jouent les qarqabu, sorte de castagnettes en métal, et exécutent les danses. Ils sont généralement les disciples du maâlem et aspirent à devenir maître à leur tour. Ils réalisent également le contre-chant en répétant en coeur les devises chantées par le maître. Toutefois, il arrive que le maître jouant le guembri soit trop fatigué pour chanter et confie cette tâche à un de ses disciples.

Le guembri est un luth tambour à trois cordes et à registre bas. Il est constitué d'une caisse de résonance et d'un manche en bois. Le bois utilisé peut être du noyer ou de l'acajou, mais les anciens maîtres préfèrent le bois de peuplier qui donne une meilleure résonance. La caisse du guembri mesure soixante centimètres de long, vingt centimètres de large et quinze de profondeur. Elle est traversée par un manche d'environ un mètre. Les guembri qui servent à l'apprentissage sont appelés "aouicha" et sont plus petits. La caisse de résonance du guembri est recouverte par une peau de dromadaire séchée et tannée. La partie utilisée est le cou du dromadaire. C'est cette peau qui, frappée par la main droite du musicien en même temps que les cordes, donnera au guembri un son de percussion. Le guembri possède trois cordes. Deux cordes remontent jusqu'en haut du manche, celle du milieu s'arrête à la moitié du manche, elle est jouée à vide par le maâlem. Les cordes sont faites à partir des intestins d'un bouc bien gras pour qu'elles ne cassent pas au moment de la préparation. La confection de chaque corde du guembri demande un nombre précis d'intestins. Les intestins servant à fabriquer les cordes viennent toujours d'un animal sacrifié rituellement selon les usages des Gnawa. Un sistre métallique, la "sersèra", vient s'encastrer à l'extrémité du manche du guembri, il est mis en résonance par les mouvements de l'instrument et les vibrations des cordes.

Les qarqabus, aussi appelés crotales ou qraquech, sont utilisés par la troupe qui est au service du maâlem. Ce sont deux cupules en fer, identiques, de treize centimètres de diamètre, reliées par une tige métallique de neuf centimètres sur trois de large. Le musicien tient dans chaque main deux de ces claquettes et les entrechoquent. les parties concaves symétriques se faisant face. Un lacet en cuir de vache fixe les cupules intérieures par une extrémité perforée. Un autre lacet, passé par deux trous le long de la tige métallique, permet de glisser le pouce dans le qarqabu supérieur et les quatre doigts dans l'autre.

Lors de l'introduction de la partie sacrée du rite de possession, les Gnawa utilisent deux tambours appelés "tbel". Le tbel est maintenu sur le coté gauche du musicien, maintenu par une bandoulière et frappé par deux baguettes dont l'une est courbée et l'autre droite. Le tbel est utilisé par paire et accompagné de quatre paires de qarqabus.

http://www.chez.com/guenaoui/gnawa.htm

 

 

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par El yaagoubi ahmed publié dans : educ-forblog
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Dimanche 8 juillet 2007
Bonsoir à tous et à toutes,
Essayons de nous ouvir sur d'autres horizons pédaogiques pour de véritables échanges qui profitent à tous.
Permettez-moi de poser lla problématique du fls/fle au Maroc.J'espère que ma modeste intervention permettra aux et aux autres d'en tier le maximum d'enseignements possibles.
 
L’inefficacité de l’enseignement  du fle est une problématique qui fait couler beaucoup d’encre. Nous ne cessons de poser des questions en vue de voir clairement et profondément tous les aspects d’un tel dysfonctionnement. Inutile de rappeler que toutes les méthodes se valent et que les enjeux d’enseignement /apprentissage d’une langue ne sont pas uniquement didactiques ou pédagogiques, mais touchent à plusieurs aspects et dimensions qui se croisent et se recoupent  et demandent par conséquent beaucoup de  lucidité, de bon sens, de  persévérance et de Patience.
Mettre en cause des sous-bassements théoriques ? des choix politiques ? des structures de formation initiale et continue des enseignants ?le décloisonnement des différents skills ?une perception purement scolaire de la langue sans ancrage avec la réalité et le quotidien des apprenants ?l’aspect civilisationnel de la langue qui constitue une difficulté seconde ?un référentiel incompatible avec les attentes des apprenants ?les spécificités de la langue et les exigences de son apprentissage ?l’environnement de l’apprentissage ?l’évolution des approches conformément aux exigences de le recherche appliquée et fondamentale ?l'absence de projets de coopération franco.marocains à destination des formateurs?
par El yaagoubi ahmed publié dans : educ-forblog
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