Jeudi 21 janvier 2010 4 21 /01 /Jan /2010 18:01
 

Une question que je trouve ligitime car beucoup de projets de réforme furent voués àl'échec!
Je pense que s'il ya des mesures à entreprendres ce seraaun niveau des mentalités des ressources humaines(toute fonction et responsabilité confondues)
En effet il est impensable de voir que des responsables régionaux ou locaux constituent une enttrave au déblocage de l impasse de notresystème'déducation et de formation.

Un tableau noir mais réel dressé par le Ministre du MEN. La situation est catastrophique !!!

 
 
 
 

· Akhchichine dévoile un bilan désastreux

· Près de 40% des élèves du primaire abandonnent les études


· En 4e année, plus de 80% n'assimilent pas leurs cours


QUE dire du système de l'éducation nationale, si ce n'est que tout est à revoir! Les participants à la conférence-débat organisée mardi 15 janvier au centre Links à la faculté de droit de Casablanca, autour du thème «L'école marocaine face aux défis de l'efficacité et de la qualité», l'ont bien constaté. Et en premier lieu le ministre de l'Education nationale, Ahmed Akhchichine. Pour sa première sortie publique depuis la prise de ses fonctions, Akhchichine a animé la conférence et a présenté des chiffres et des constats qui ont eu l'effet d'un électrochoc sur l'auditoire. Et pour cause, le bilan de la réforme initiée en 1999, et pilotée par la Cosef (Commission spéciale Education et formation), est désolant. Il est vrai que certaines réalisations ont été notées, comme la généralisation de l'accès à l'école, la décentralisation de la gestion du système, le renouvellement des contenus des programmes ou encore la nouvelle architecture pédagogique mise en place. Mais l'essentiel de la réforme reste à accomplir. D'après Akhchichine, même si l'accès à l'école a été généralisé pour les tranches d'âge de 6 à 11 ans (jusqu'à 100% dans certaines villes comme Casablanca, Rabat et Marrakech), les taux vont en s'amenuisant à fur et à mesure que l'on avance dans les tranches d'âge. De 12 à 14 ans, par exemple, le taux passe à 74,5%. De 15 à 17 ans à 48%, et de 19 à 23 ans à seulement 12%. Alors que dans d'autres pays ce dernier taux est bien plus élevé. Il est de 36% en Tunisie, de 24% en Algérie et de 43% en Europe. Ce qui est bien sûr révélateur de dysfonctionnements liés au passage d'un niveau scolaire à un autre, à relever et à traiter. Les chiffres liés à l'abandon et à l'échec scolaires sont, pour leur part, assez inquiétants. Le taux «moyen» de redoublement au primaire est de 13% (jusqu'à 20% dans certaines régions), de plus de 16% au collège, et de 17% au lycée. Concernant l'abandon scolaire, le constat est amer. Plus de 380.000 enfants ont quitté l'école avant l'âge de 15 ans en 2006. D'après le ministre, près de 40% des élèves ne terminent pas leurs études primaires. Ce qui veut dire que des centaines de milliers d'enfants restent livrés à eux mêmes durant des années, sans avoir aucun statut au sein de la société. Dans les milieux ruraux, ces enfants sont en majorité exploités dans des travaux agricoles non rémunérés.
Selon une étude menée dans le cadre du programme «Enseignement pour tous», seuls 16% des élèves de la 4e année du primaire maîtrisent les connaissances de base dans toutes les matières enseignées. Cela veut dire que plus de 80% de ces élèves ne comprennent pas ce qu'on leur enseigne! Dans certaines villes, ce taux est catastrophique. À Ifrane par exemple, il n'est que de 0,7%. Cette même catégorie d'élèves à même été classée dernière, par une étude internationale portant sur 25 pays (TIMSS 2003), en mathématiques, et 24e en sciences. Les élèves du collège ont, quant à eux été classés 40e, sur 45 pays testés. Plus de la moitié d'entre eux (sur un total de 3.000) n'ont pas obtenu la note de référence la plus basse. Une autre étude (PIRLS 2006) a également fait état d'une «honte internationale» . En lecture, les élèves de 4e année du primaire sont classés 43e sur 45 pays traités. À peine un quart d'entre eux a atteint le niveau minimum requis pour le test PIRLS. De quoi donner des sueurs froides. Nos enfants seraient-ils des sous-doués? Certainement pas. L'étude a pointé du doigt les enseignants.
Ces derniers sont à la fois victimes et responsables de la défaillance du système. Ils ont été poussés à intégrer un domaine d'activité pour lequel ils n'avaient au départ aucune vocation, faute de mieux. Ils ont été par la suite mal formés, sous-payés et donc pas du tout motivés. Cela se répercute forcément sur la qualité de l'enseignement. D'où la nécessité de la mise en place d'un programme de formation et de «remise à niveau» des enseignants. Même si l'opération risque de coûter cher à l'Etat. En tout cas, la facture sera bien moindre que celle engendrée par l'abandon scolaire au primaire, qui, à lui seul, coûte à l'État une perte sèche de près de 2,2 milliards de DH. Quand on constate qu'une grande partie des enseignants ne sait pas manipuler correctement un outil informatique, et qu'une large proportion d'entre eux est de formation littéraire, mais donne quand même des cours en mathématiques, on se rend compte de l'urgence des actions à entreprendre.

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Dimanche 17 janvier 2010 7 17 /01 /Jan /2010 23:25

Pour nous placer dans l’historicité des réflexions d’enseignants dont cet article fait partie, nous soulignons que cet article a été écrit sur la base d’une réflexion de l’auteure en tant qu’enseignante en 1999, réflexion émanant de l’exercice en classe, au Lycée Sahnoun, à Marrakech.

 

Amina el Bakkar, ex-enseignante du français, poursuit actuellement des études doctorales à l’Université Laval, à la faculté des sciences de l’Éducation, à Québec, au Canada



 

Le projet personnel de l’élève

 

Le projet personnel de l’élève[1], tel que nous le concevons, rentre dans le cadre d’une vision globale de l’enseignement. Cette vision se résume en une action où tous les partenaires professionnels, politiques, sociaux et économiques, retrouvent un point de rencontre pour élaborer une école ouverte assumant une continuité horizontale et verticale.

Au niveau vertical, l’école devrait prendre en considération le passé de l’élève, celui-ci est avant tout un être humain qui a un cumul préscolaire affectif et cognitif. Son développement personnel est déjà mis en marche depuis sa naissance et ce en interaction avec le milieu familial et social. Ignorer  cette dimension, c’est ignorer une part de l’être humain. Dans ce sens, le projet personnel de l’élève serait un outil considérable qui lui permettrait de sentir une continuité et non une rupture entre sa vie passée, l’école et l’avenir. La même continuité s’opèrerait sur un axe chronologique durant toute sa vie scolaire dans le sens de son devenir, faisant de lui un futur élément dynamique dans la société et dans le système économique dont il reçoit  des influences et sur lequel il agira quand il y sera intégré économiquement et professionnellement. D’un autre côté, si l’école s’assigne la tâche de former des intelligences, le PPE serait un outil efficace car il permettrait une orientation précoce vers le domaine dans lequel l’élève a des aptitudes.

Au niveau horizontal, sans nuire au principe de l’homogénéité de la classe, l’hétérogénéité devrait être un facteur d’enrichissement. La classe n’est-elle pas une micro-société? D’où l’intérêt du PPE; faisant partie du paysage du groupe, cet outil serait, à côté de nouveaux contenus de programmes et de méthodes compréhensives, à la base de l’apprentissage d’un comportement social, celui de côtoyer des individus dont les aspirations et les orientations peuvent être différentes ou semblables. Être exposé aux ressemblances et aux différences n’est-il pas apprendre la tolérance et la solidarité?

Sur le plan économique, le PPE aiderait à éviter le gaspillage en freinant le taux d’échec et de doublage. En d’autres termes, une certaine centration sur l’élève permettrait à celui-ci de participer activement à sa propre formation, ce qui favoriserait sa réussite pendant son parcours scolaire. De plus, l’école est loin d’être  un îlot.  En s’ouvrant sur la société, elle peut aussi  s’ouvrir sur le monde vu que celui-ci devient un village planétaire grâce au développement des réseaux de communication et aussi à celui d’associations, d’organisations de solidarité et d’aides humanitaires.

Par ailleurs, il est légitime de craindre certaines dérives, mais des mesures préventives et remédiantes devraient  faire l’objet de sérieuses réflexions, puisque toute conception transposée sur le terrain du réel peut faire émerger des défauts et des carences. Par conséquent, une telle vision impose un programme binaire dont les deux parties fonctionneraient parallèlement : un programme pour tous dont le contenu engloberait des connaissances de base et d’autres continuellement synchronisées avec les changements sociaux et mondiaux dans tous les domaines, à côté d’un programme parallèle dont l’indirectivité serait le principe et la clé de la réussite; car parler de PPE c’est aussi se centrer sur l’élève, l’accompagner et laisser l’élan venir de lui-même dans un climat d’autonomie et d’indépendance. Il resterait alors des aménagements à organiser au niveau de l’horaire et du nombre d’élèves, en autres; des mesures bien étudiées, efficaces et adaptées seraient indispensables. Ainsi, l’école deviendrait-elle un carrefour où se rencontreraient tous les acteurs sociaux, économiques, professionnels et politiques, réunis  autour de l’élève qui serait, lui-même,  un acteur et en partie un artisan de son avenir.

Enfin, c’est à travers des outils comme le PPE et une vision globale que l’école  deviendrait l’un des éléments catalyseurs dans la transformation sociale et le renforcement de l’économie du pays. La prise en considération de tous les paramètres, individuels, sociaux et mondiaux, dans les programmes, l’organisation, la gestion et  la mise en place d’une plate-forme capable de recevoir des PPE, favoriserait une éducation qualifiante pour les jeunes.



[1] Le PPE


                                                                                                                    Proposition de communication

Par Amina El Bakkar, doctorante

 en Administration et Évaluation scolaire

et Claire Lapointe, professeure, chercheure

 et directrice du CRIRES.

Faculté de Sciences de l’Éducation

Université Laval






15e Congrès de L’AMSE








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Mardi 5 janvier 2010 2 05 /01 /Jan /2010 19:46

Rencontre internationale cinématographique : Un panorama du cinéma d’ici et d’ailleurs

 

 

 

La deuxième Rencontre internationale cinématographique, tenue à Dakhla, a pris fin vendredi soir par la projection en plein air à la place Hassan II du film marocain «Casanegra» de Nourredine Lakhmari.
La journée de vendredi a été marquée par la présentation des films «Il va pleuvoir sur Conakry» de Cheick Fantamady Camara (Guinée), «Les chercheurs d’eau» (Maroc), «En attendant Pasolini» de Daoud Aoulad Syad (Maroc), «Hassiba» de Raymond Boutros (Syrie), «Le Passager» d’Eric Caravaca (France), «Mecano» de Mahmoud Kamel (Egypte), «Poupées en roseau» de Jillali Ferhati et «Le vélo» de Hamid Faridi (Maroc).
Le dernier jour de ce rendez-vous artistique s’est caractérisé également par la tenue d’un atelier de formation de jeunes sur le Scénario cinématographique, animé par le scénariste égyptien Waleed Youssef.
Une table ronde autour des «liens entre cinéma et environnement» a été également au programme de la dernière journée de cette manifestation culturelle organisée par l’association d’animation culturelle et artistique des provinces du sud.
Placée sous le Haut patronage de SM le Roi Mohammed VI, la deuxième rencontre internationale cinématographique s’était ouverte, mardi dernier à Dakhla, en présence de nombreux cinéastes et artistes marocains et étrangers.
Le programme de cette manifestation artistique qui a embrassé un large éventail de la production cinématographique, s’est décliné en quatre sessions thématiques: «Panorama marocain» (dédié au film marocain), «le cycle du cinéma français», «Regard d’ailleurs» (consacré au cinéma du monde et «Carte blanche» (pour le film documentaire sur l’environnement au profit des élèves».
Le programme de cette manifestation artistique a été marqué par la présentation d’une série de films marocains et étrangers et l’organisation d’ateliers sur les métiers du cinéma, ainsi qu’un colloque sur la sauvegarde et la valorisation des espaces sahariens.
Des artistes marocains et étrangers ont été par ailleurs honorés lors de cette rencontre cinématographique dont les activités se sont déroulées dans différents sites de la ville de Dakhla.

 

 

http://www.albayane.ma11/05/2009

Journées cinématographiques : Casanegra s’invite à Safi

 

 

 

Safi confirme son statut de ville de cinéma en célébrant encore une fois ses fils prodigues de cinéma tout en oeuvrant à asseoir la culture cinématographique parmi sa jeunesse.
L’initiative aujourd’hui vient de a Filière des Etudes françaises de la Faculté Poly-disciplinaire de Safi qui organise ses 4es Journées Cinématographiques le 11 et 12 mai. Une manifestation à placer sous le signe de partage et marquée par l’hommage à l’équipe du film Casanegra, un blockbuster marocain qui continue d’accumuler les succès auprès du public.
Le programme de ces journées sera ouvert le lundi 11 mai à 14h30 à la Salle de l’Atlantide avec la projection du dernier film de Nour-Eddine Lakhmari, Casanegra, en présence du réalisateur et des acteurs du film, Omar Lotfi, Anas ElBaz et Mohamed Benbrahim. Un hommage spécial de la ville de Safi sera également rendu à cette occasion à son fils prodigue, Nour-Eddine Lakhmari.
Le lendemain, mardi 12 mai, un colloque sur le thème «Langage et Cinéma» sera organisé sous la présidence de Rachid Naim, fondateur de ces journées. Y participeront les professeurs universitaires Abdelaziz Amraoui, El Mustapha Lemghari et le réalisateur Nour-Eddine Lakhmari.
Les professeurs et les étudiants de la filière rendrent à leur tour un hommage au comédien Mohamed Benbrahim. Ce dernier en compagnie d’autres acteurs du film animeront un atelier de jeu d’acteur au profit des étudiants. Ils partageront ainsi leur expérience avec ce public tout comme Nour-Eddine Lakhmari qui donnera une leçon de cinéma.
Le programme de ces journées sera clôturé par la projection du film L’enfant endormi de Yasmine Kassari
Adil Semmar

 

 

http://www.albayane.ma11/05/2009

Rencontre cinématographique à Dakhla : La musique ouvre le bal des projections

 

 

 

La deuxième Rencontre internationale cinématographique s’est ouverte mardi soir à Dakhla, en présence de nombreux cinéastes et artistes marocains et étrangers. La cérémonie d’ouverture de cette manifestation, placée sous le Haut patronage de SM le Roi Mohammed VI, s’est déroulée à la Place Hassan II, agréablement décorée et transformée en lieu féerique et envoûtant.
La rencontre a démarré sur des rythmes de musique et de danses hassanies qui se sont poursuivis tard dans la soirée dans une ambiance festive et conviviale, au grand plaisir des nombreux spectateurs venus y assister.
Cette deuxième édition, organisée par l’Association d’animation artistique et culturelle des provinces du sud, a été conçue de façon à faire de Dakhla «un lieu d’échanges et de découvertes artistiques autour de productions cinématographiques marocaines et étrangères», selon son directeur, Zine-El-Abidine Charaf-Eddine.
Elle a pour objectifs, a-t-il ajouté, de favoriser l’ouverture de ce rendez-vous culturelle, d’encourager et de promouvoir l’art cinématographique dans les provinces du sud et de contribuer à la dynamique culturelle et artistique que connaissent ces provinces.
De son côté, le Wali de la région d’Oued-Eddahab-Lagouira, Hamid Chabar, a mis en relief l’importance de cette rencontre internationale qui s’inscrit dans la dynamique de développement global et intégré des provinces du sud du Royaume.
Chabar s’est félicité de la présence d’une pléiade d’artistes et d’acteurs de plusieurs pays à cette manifestation dont l’un des objectifs sont, entre autres, de consacrer les valeurs de dialogue, d’ouverture et d’échanges d’expériences et de promouvoir l’image du Dakhla profond, une ville riche de ses belles traditions culturelles, ouverte, dynamique et hospitalière, a-t-il dit.
Pour sa part, Mohamed Bakrime, du centre cinématographique marocain (CCM), a souligné que la tenue de cette rencontre revêt une importance particulière et constitue une valeur ajoutée au paysage culturelle et cinématographique nationale. Cette rencontre, a-t-il soutenu, permettra au public de Dakhla de découvrir des productions cinématographiques variées et de s’initier aux métiers de cinéma à travers l’organisation d’ateliers de formation et de conférences et rencontres avec les professionnels et acteurs du secteur. La cérémonie d’ouverture, qui s’est déroulée en présence du gouverneur de la province d’Aousserd, Al-Hassan Abou Laouane, et du directeur de l’agence de promotion et de développement des provinces du sud, M. Ahmed Hajji, ainsi que plusieurs élus, responsables et acteurs locaux, a été marquée par un hommage à des artistes marocains et étrangers.
Les artistes honorés ont exprimé leur joie de cet acte de reconnaissance à leur égard, mettant en valeur le rayonnement culturelle et artistique que connaît la ville de Dakhla, en particulier, et les provinces du sud, en général.
Selon les organisateurs, cette 2ème édition, qui va se poursuivre jusqu’au 08 mai courant, vient consacrer une tradition cinématographique et culturelle internationale, désormais bien établie dans les provinces du sud.

Un programme bien garni

Le programme de cette manifestation artistique, qui bénéficie du soutien exceptionnel de nombreux artistes et professionnels du monde du 7ème Art, embrasse un large éventail de la production cinématographique d’ici et d’ailleurs et de nombreuses activités autour du cinéma, déployées sur les différents sites de la ville de Dakhla.
Des documentaires, des courts métrages, du cinéma expérimental et des films de l’art vidéo seront projetés. De nombreux invités de marque seront présents pour rencontrer le public et partager avec lui leurs analyses et leurs expériences, précisent les organisateurs.
Au menu également, des séances pédagogiques dédiées à la projection de trois documentaires des plus récents sur l’environnement au profit des élèves, des ateliers sur les métiers du cinéma, une table ronde sur «l’importance et l’impact de l’Image dans la sensibilisation à l’environnement», outre un colloque sur le thème de la «sauvegarde, la réhabilitation et la valorisation des espaces sahariens».
Le programme prévoit la projection des courts métrages marocains comme «Izorane» de Azlarabe Alaoui Lamharzi, «Double voix» de Rachid Zaki et Driss Roukhe, «La jeune femme et l’Instit» de Mohamed Nadif, «Dream Boy» de Fouad Souiba,»Autorisation parentale» de Mohamed Miftah.
Dans la catégorie longs métrages marocains sont programmés :»Poupées de roseau» de Jillali Ferhati, «Amours voilées» de Aziz Salmy, «Kherboucha» de Hamid Zoughi, «CasaNegra» de Noureddine Lakhmari, «Adieu Mères” de Mohamed Ismail, «le Temps des camarades» de Mohamed Chrif Tribak, «Deux femmes sur la route» de Farida Bourquia et «Le vélo» de Hamid Faridi.
Concernant les films étrangers programmés, figurent «Hassiba» de Raymond Boutros (Syrie), «Il va pleuvoir sur Conakry» de Cheick Fantamady Camara (Guinée), «L’Accident» de Rachid Ferchiou (Tunisie), «Meccano» de Mahmoud Kamel (Egypte), «SERBIS» (Services) de Brillante Mendoza (Philippines), «Change/Schimb valutar) de Nicolae Margineanu (Roumanie), «So Long My Heart» de Stephan Hillebrand (Allemagne/Suisse), «Falling from Earth» de Chadi Zeneddine (Liban/France), «L’Autre cô_té de la mer» de Dominique Cabrera (France), «Je vais bien ne t’en fais pas» de Philippe Lioret (France) et «Le Passager» d’Eric Caravaca (France).
Dans la catégorie films documentaires, seront projetés «Jaglavak, prince des insectes» de Jérô_me Raynaud (France), «Espèce d’espèce» de Denis van Waerebeke (France) et «Les chercheurs d’eau» (Maroc).
Pour une large diffusion de cet évènement, les organisateurs ont investi trois principaux sites de la ville de Dakhla à savoir : la Place Hassan II, la salle de la municipalité et la maison de la culture.

 

 

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Mardi 5 janvier 2010 2 05 /01 /Jan /2010 14:41
On se sent fier de voir que les cadres marocains au masculin et au féminin installés dans différents coins du globe consitituent un levier pour un dveloppement durable pour leurs pays .
En effet les diffrentes manifestations organisées par le Ministère chargé de la communauté marocaine résidant à l'étranger en collaboration des Marocains du Monde travaillant dans des secteurs de pointe en Allemagne en France au Canada ,aux USA ou ailleurs constituent une preuve intangible de leure attachement et de leur déterminantion à transférer dans le pays de terroir leurs ressources cummulées dans  des  pays d'accueil.
Cet état d'esprit dénote de la volonté du Ministre de faire de la gestion de son secteur une stratégie de gouvernance pour échaffauder les assistes d'un développement économique porteur et prometteur.Une telle politique est une véritable innovation mettant en interaction pays d'acceuil et pays d'origine pour des concertations qui soient à même d'accompagner et de renforcer la relance socio-économique et culturelle diligentée par le jeune Roi,pourvoyeur d'un référentiel de développement,tous azimuts du pays.
Il faut souligner que le Maroc a besoin de citoyens agents de développents ayant pour soucis majeurs l 'émergence d'un modèle de développement purement marocain,certes ouvert et dynamique,mais en harmonie avec nos propres sépcificités.
L 'école a un grand rôle à jouer pour passer d'une formation livrersque  une formation qui installe et développe un esprit d''entreprendre depuis le bas âge des élèves apprentis pour en faire des citoyens agents de de développement en devenir
Notons que le dernier discours royal pose les fondements théoriques et opérationnels d'une régionalisation qui va certainement permettre à l'' ensemble du territoir marocain de bénéficier des mêmes atouts que les villes hautement aisées.C' est donc là une politique citoyenne équitable et appropriée aux attentes de tout le peuple marocain.

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Dimanche 3 janvier 2010 7 03 /01 /Jan /2010 17:56

Bonjourà tous ceux et à toutes celles qui sont scénaristes pofessionnels ,amateurs ou en devenir!Jeunes marocains,d'ici et dailleurs, motivés,rêvant à un avenir meilleur,voulant faire preuve de civisme et de patriotisme ,ouverts sur le Monde,disposés à mettre à l'épreuve leurs compétences artistiques,à enfourcher un dada tant prisé aujourdhui.
Jespre vivement que ma proposition sera  suppoprtée par dautres personnes Marocains et Marocaines dici et dailleurs,vu les enjeux que nous pensons cibler.
Je souhaiterai créer un groupe visant les objectifs suivants:
1.Aider de jeunes à se faryer un chemin vers une réussite et intégration socio-culturelle et peut être professionnelle
2.échanger des expériences en matière de l'écriture de scénarios
3.concevoir une stratégie d'écriture sans frontières
4.se rapprocher d'autrescultures pour plus de tolérance,de concorde et de paix dans le Monde
5.nouer des relations avec des produceurs de différents pays parlant le français
6.élaborer uin référentiel de compétences concernant le métier de scénaristes.
l adresse du groupe est sur msn hotmail.-groupe
Veuillez bien vouloir me conacter sur le lein suivant:
ahmedelya@ yahoo.fr


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Samedi 2 janvier 2010 6 02 /01 /Jan /2010 17:43

La France, terreau fertile pour l'éclosion d'une nouvelle génération de comiques marocains


La France est devenue un terreau fertile pour l'éclosion de nouveaux talents comiques marocains qui, de la farce à la satire de moeurs, excellent dans l'art de faire rire les Français.


Ces talents comiques, dont certains possèdent désormais une notoriété qui a franchi les frontières, sont au-devant de la scène de l'Hexagone. Il y en a pour tous les goûts, que vous soyez homme, femme, jeune ou moins jeune, ces humoristes visent toutes les couches de la population et abordent tous les thèmes de la société avec plus ou moins de sérieux mais toujours avec légèreté et finesse.

De Jamel Debbouze à Soraya Gari, en passant par Gad El-Maleh, Rachida Khalil, Arié El-Maleh, Booder (Mohamed Benyamna) ou encore Mustapha El-Atrassi, ils font rire encore et encore. Si certains ont su mettre leurs talents de comédiens au service du cinéma, d'autres, par contre, ont préféré l'intimité d'une salle de spectacle ou ont choisi la télévision qui leur a servi de révélateur et d'accélérateur de talents.
Vocation mise à part, le point commun des la majorité de ces humoristes est d'être fils et, puisque la profession tend à se féminiser, fille d'immigrés.

Dans la galerie exubérante de ces talents du rire, il en est deux qui ont réussi à "écraser" tous les autres par leur popularité et leur style : le nouveau "Coluche d'une France black-blanc-beur" Jamal Debbouze, l'un des comédiens les mieux payés de l'Hexagone, et Gad El-Maleh, le plus populaire des humoristes en France.
Révélé par le petit écran, Jamel est devenu en quelques saisons l'artiste comique le plus coté en France. Même si son génie d'improvisateur outrepasse toute forme de communautarisme, l'intenable vedette d'"Astérix et Obélix : mission Cléopâtre" distille à travers ses personnages un subtil dosage entre les clichés entourant les immigrés et leur dynamitage en règle.

Facétieux personnage à allure bédéesque de 1,60 m, il a commencé à faire le clown depuis qu'il était gosse et a été propulsé au rang de star en très peu de temps. Nouveau poulbot du cinéma français au potentiel prometteur, le bouffon de Trappes (région parisienne) colle bien à cette idée de la France réconciliée avec elle-même.
Si nombre de spectacles sont justement inspirés par le pays d'origine, tous ne parviennent pas toutefois à les évoquer sans renforcer certains clichés auxquels on aurait plutôt souhaité qu'ils tordent le cou avec humour. C'est notamment le cas de "La Vie rêvée de Fatna" ou "L'Odyssée de ta race", pièces interprétées par Rachida Khalil.
Si la jeune humoriste marocaine, qui a atterri en France à l'âge de 16 ans, donne une vision stéréotypée de la condition de la femme musulmane sous les latitudes occidentales, Booder (Mohamed Benyamna), quant à lui, fait de la discrimination, sous ses diverses formes, une thématique et un sujet de prédilection.
A travers ses aventures et ses galères, le public découvre l'itinéraire d'un jeune pas comme les autres en évoquant largement dans ses "one man show" 100 pc autobiographiques les difficultés et l'exclusion que l'on rencontre lorsque l'on n'a pas "la bonne adresse, la bonne taille et les bons cheveux".
Dans ses sketches, ce gavroche haut comme décrit les difficultés rencontrées pour décrocher un emploi ou séduire une jeune fille et dénonce au passage la société des "beaux gosses" dans laquelle on vit.

Un autre jeune comique marocain plein d'entrain se trouve désormais sur les traces de ses prédécesseurs et a la "tchatche" des grands humoristes qui ont fait leurs classes dans les cours d'improvisations : Mustapha El Atrassi.
Les coups de griffe d'El-Atrassi, connu au Maroc pour être l'un des personnages principaux du Sitcom "R'bib" après avoir été la révélation de l'émission "15 ans - 15 talents" de la chaîne de télévision "2M", sont ceux d'un grand "charmeur" doté d'une dérision à toute épreuve.
S'affirmant comme l'un des comiques majeurs de sa génération, Gad El Maleh continue, quant à lui, de ravir les spectacles et de s'illustrer en tant qu'acteur aux côtés de stars du 7-ème art.
Le champion toutes catégories des présentateurs aux Césars comme on le surnomme, a été propulsé au summum grâce notamment à "Chouchou", film aux quatre millions d'entrées, et à son one man show "L'autre, c'est moi", spectacle très physique de près de deux heures qui mêle performance sportive et séance de domptage.
Son frère Arié, qui a découvert le théâtre alors qu'il était encore à l'école Georges Bizet et ensuite au Centre culturel français de Casablanca, décide de s'orienter vers la comédie à 16 ans lors d'une représentation d'"Antigone".
Ayant montré ses talents tant au théâtre, au cinéma qu'à la télévision, le héros de "L'Ecole pour tous" avait confié, dans un entretien à la MAP, que son rêve est de se produire au Maroc avec une pièce ou une comédie qu'il monterait lui-même.
Cette pièce devrait être montée spécialement pour le Maroc qui est "le berceau de ma culture", a-t-il dit, faisant observer qu'il est intéressé par une pièce ou une comédie sur les Casablancais. "Il n'y a pas de mal de clichés casablancais qui sont susceptibles d'être montés", a-t-il ajouté.
La dernière à rejoindre la cour des grands et à montrer l'étendue de son talent n'est autre que Soraya Gari, actuellement en tournée en France avec son one woman show "100 pc Tata Khadija", spectacle drôle et plein d'émotions.
Dans ce spectacle hilarant à l'énergie contagieuse et aux textes aiguisés, Soraya parle des Français issus de l'immigration, leur culture, leur différence et de leur regard vis-à-vis de la Mère-Patrie.
Cocktail entre le Maroc et la France, l'humoriste a joué avec de grands artistes et rencontré de talentueux metteurs en scène avant de présenter son premier spectacle en 2007.
Ces talents issus de l'immigration contribuent largement à l'explosion que connaît le Maroc dans les différentes formes de la créativité culturelle, artistique et musicale.

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Cette newsletter a été rédigée par la/le modérateur Nourdine Skalli du groupe "MAROC VIVRE ET INVESTIR".

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Mercredi 12 août 2009 3 12 /08 /Août /2009 17:54
On ne peut qu'être fier de constater que la diaspora marocaine est bien placée dans différents pays du Globe.
C'est là une gageure que nos compatriotes portent un profil trés prisés au point qu'ils sont sollicités par beaucoup de firmes multinationales ,dans différents domaines.
Nous nous permettons d'affirmer avec beaucoup de fierté que notre système d'Education et de Formation a brillant durant beaucoup de tempspour donner naissance à de tels cadres.
Ces cadres sont certes reconnaissants à leur pays d'orignie qu 'est le Maroc.Mais nous attendons beaucoup d'eux pour nous apporter un savoir faire pour nous aider à mieux réussir ces grands chantiers ouverts partout dans le Royaume,sous le Règne de notre Auguste et jeune Roi Mohamed VI.
Il est également important de souligner l 'importance de nos ressoprtissants qui investissent dans différents secteurs pour particper à la croissance économique de leur pays.Mais force est de constater que de tels investissements ne sont localisés que dans certaines grandes villes du ays.
Il faudrait donc voir coment inciter ces Marocains à faire profiter ttes les régions de leurs potentialités dans un monde en pleine compétitivité pour accompagner cet élan que connait le monde dans le cadre d'une Mondialisation qui ne pardonne pas.

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Jeudi 18 juin 2009 4 18 /06 /Juin /2009 12:53
J'ai le plaisir de vous informer,collègues enseignants,universitaires,chercheurs en didactique du fle,que je viens de créer un forum pour semer les grains d'une culture didactico-pédagogique sans frontières.
Venez donc consulter cette nouvelle tribune,toutes vos propositions,vos critiques,vos articles seront les bienvenus.
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Publié dans : didactique et pédagogie
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Jeudi 18 juin 2009 4 18 /06 /Juin /2009 12:27

Epistémologie, Histoire, Didactique

Anne Le Roux

La formation des enseignants aux didactiques disciplinaires : de nouvelles problématiques ? L’exemple de la géographie, le cas français

The training of teachers in disciplinary didactics: new areas of reflexion ? Geography in France

article 199

Résumé | Plan | Texte | Bibliographie | Documents annexes | Notes de l'auteur | Citation | Auteur

Résumé/Abstract

L’enseignement de la géographie et la formation des professeurs de géographie en France aujourd’hui sont en situation paradoxale, tiraillés entre les prescriptions de l’Institution et l’aspiration au changement dans les contenus et les stratégies. Cette situation est analysée, interrogée au regard de nouvelles problématiques. Des propositions sont faites, même si bien des questions restent encore en suspens.

The teaching of geography and the training of geography teachers in France today are in a paradoxical situation, pulled in one direction by the prescription of the institution and in another by the desire to change contents and strategies. This situation is analysed, questions are raised relating to news areas of reflexion. Proposals are made, even if many questions cannot yet be answered.

Plan

Pour un état des problèmes de la formation professionnelle des enseignants français à la didactique de la géographie

De nouveaux modèles d’analyse et d’interprétation du champ de la formation professionnelle disciplinaire

Des propositions de compromis pour la recherche du bien commun, de l’intérêt général

Conclusions

Texte

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"Le changement est l’un des maîtres mots de notre époque : développement personnel, apprentissage et formation en organisations, nouveaux mouvements sociaux, bouleversement de la famille, de l’éducation, émergence d’échelle politiques nouvelles (locale, européenne, mondiale), révolution technologique, Internet et NTIC, mondialisation ... Les sociétés semblent entraînées dans un tourbillon d’innovations sans cesse croissant. Les individus, les organisations, les collectivités et les gouvernements se trouvent ainsi confrontés à des choix difficiles de trajectoire et de stratégie."

J.C. Ruano-Borbalna, J.  Wemaëre, Editorial, Sciences Humaines, Hors Série "Le changement, de l’individu aux sociétés", n° 28, mars-avril-mai 2000.

1Le texte qui suit est écrit par un sujet, l’auteure, géographe, française, avec une motivation professionnelle qui résulte de plusieurs facteurs qui ne se décrètent pas. C’est à dire un sujet qui a une histoire sociale et intellectuelle, une trajectoire scolaire et professionnelle - avec des conditions spécifiques d’entrée dans le métier de formateur -, où interviennent bien évidemment des choix éthiques et idéologiques, qui a vécu et vit toujours des interactions sociales sur les lieux - successifs ou pas - de travail (Ecole Normale, Centre Régional de Formation des Professeurs d’Enseignement Général de Collège, Classe Préparatoire aux Grandes Ecoles, Collège, Mission Académique à la Formation des Personnels de l’Education Nationale, Université, Institut Universitaire de Formation des Maîtres). Cette implication et cette histoire professionnelle (1) "colorent" bien entendu les propos tenus ici, avec une subjectivité assumée. En particulier, nous considérons en tant que formatrice en IUFM tout en étant "enseignant-chercheur", que la Recherche en IUFM a une finalité sociale ; qu’elle est là, dans ce lieu-là, pour nourrir les réflexions et les pratiques des enseignants et des formateurs d’enseignants, et que ces derniers doivent retourner aux chercheurs de nouveaux problèmes à résoudre, concernant l’éducation, l’enseignement-apprentissage, la formation, les didactiques (2).

2Les acteurs de la formation des enseignants, qu’ils soient décideurs, formateurs ou usagers, sont conduits à s’interroger, aujourd’hui plus que jamais, sur les enjeux, les contenus, les modalités, les démarches, les stratégies de la formation professionnelle initiale et continue des professeurs. Ces interrogations sont très vives à l’heure actuelle en France, dans les IUFM. Autant la massification des années 1985-1995 (progression spectaculaire des bacheliers) que l’arrivée en conséquence de "nouveaux publics" dans les Collèges, Lycées et Universités, moins sélectionnés scolairement et socialement, refusant de plus en plus les rapports d’autorité ou la relation contractuelle avec l’institution, remettent en cause le caractère démocratique du système scolaire français (3). Dans le même temps, pour répondre à ces défis avec une plus grande efficacité, de nouvelles politiques éducatives ont été élaborées qui multiplient de fait les espaces de décision (projets d’établissements dans le secondaire, contrats quadriennaux pour les universités et les IUFM, délégation d’une partie des responsabilités aux rectorats, inspections académiques, établissements scolaires), les réformes (nouveaux programmes, "collège 2000", Travaux Personnels Encadrés au Lycée, Travaux Croisés au Collège, Aide individualisée aux élèves, Projets Pluridisciplinaires à Caractère Professionnel en Lycée Professionnel), les besoins en formation (enseignants de Zone d’Education Prioritaire, enseignants rencontrant des difficultés professionnelles, nouveaux enseignants, contractuels, vacataires).

3Ainsi la dévolution aux IUFM de la mise en œuvre de la formation continue des personnels de l’Education Nationale en France, des premier et second degrés (texte officiel de décembre 1999) doit être vue comme un véritable défi à cette institution, aux personnels de la formation, et constitue un enjeu et une responsabilité sociale considérables : quels enseignants pour cette école en mutations (4) ? Quelles transformations du métier d’enseignant ? quelles nouvelles compétences professionnelles ? quelle gestion de toutes ces dynamiques de changement de l’école par les formateurs d’enseignants et les enseignants eux-mêmes(5) ? Si l’on ajoute qu’il existe dans l’orientation, les initiatives diverses, l’implication des différents personnels, les Plans Académiques de Formation, les contrats quadriennaux, les contenus et les stratégies de formation des IUFM, des variations importantes entre les académies, les rectorats, les établissements, voire des écarts dans leur mise en œuvre, on mesurera mieux la complexité de la question première qui est posée ici, relative à ces "nouvelles problématiques" de la formation professionnelle des enseignants, plus particulièrement la formation professionnelle à une didactique disciplinaire - en s’appuyant sur l’exemple de la géographie, spécialité de l’auteure oblige (6). Ainsi deux questions générales sont posées ici, auxquelles nous essaierons d’apporter des éléments de réponse, à savoir : quels problèmes de la didactique de la géographie dans la formation professionnelle des enseignants français ? Le changement dans l’enseignement de la géographie en France est-il possible aujourd’hui ?

4Rassurons-nous si l’on peut dire : nous ne sommes pas les seuls à nous poser ce genre de questions et à les poser de cette façon-là. Il n’est qu’à lire par exemple les Cahiers de géographie du Québec, n° 120, de décembre 1999, "La géographie au tableau ; problématique de l’école québécoise", de S. Laurin, qui dit les "tensions" entre la géographie scolaire "tiraillée entre la force d’une tradition centrée sur la transmission d’un patrimoine culturel construit autour de l’idée d’appartenance à une citoyenneté nationale et le nécessaire ajustement, à l’heure de la mondialisation, à une demande économique et sociale pour des compétences d’un autre ordre." L’auteure y dénonce "la faiblesse des recherches sur la pensée des enseignants de géographie. [En effet] les chercheurs auraient tendance à penser que les élèves construisent leurs apprentissages, mais que les enseignants eux, doivent appliquer des modèles didactiques, sans que leurs représentations soient prises en compte. Trop souvent encore, l’enseignant est celui qui a tort et qui doit changer. Il nous faut mieux comprendre les raisons qui amènent les enseignants de géographie à penser et agir d’une certaine façon et apprendre à respecter réellement ce "décalage didactique" dans la pratique [...] car le réel de la classe n’est réductible à aucune théorie." Certes, il nous faut mieux comprendre la "pensée géographique" des enseignants pour mieux les former et autrement. Mais il nous faut aussi travailler celle des formateurs d’enseignants eux-mêmes pour qu’ils forment mieux et autrement ces enseignants, car le réel d’une situation de formation n’est, lui non plus, réductible à aucune théorie. Autrement dit, nous interroger sur les problémes que rencontre la didactique de la géographie dans la formation des enseignants français nous oblige - de fait - à nous interroger en même temps sur la formation des enseignants à la didactique de la géographie et sur la formation des formateurs d’enseignants de géographie. Question vive aujourd’hui quand l’impression domine ici et là que le changement dans l’enseignement de la géographie semble problématique.

5C’est pourquoi, nous énoncerons d’abord les problèmes actuels de la formation professionnelle des enseignants français à la didactique de la géographie. Nous tenterons ensuite de les éclairer par la présentation de nouveaux modèles d’analyse et d’interprétation. Ce qui nous permettra de formuler quelques propositions, si tant est que ce soit possible d’en formuler de concrètes dans la situation actuelle.

Pour un état des problèmes de la formation professionnelle des enseignants français à la didactique de la géographie

6Le classement proposé ici n’est qu’indicatif et surtout pas hiérarchisé, tant les problèmes sont en interaction les uns avec les autres :

7La didactique ne s’arrête pas à la porte de la classe, justement parce que "le réel de la classe n’est réductible à aucune théorie (7)". Aussi, en formation professionnelle, elle se construit sur les pratiques et à partir des pratiques, plus qu’elle ne se transmet, sous forme de cours, par exemple. Elle se nourrit certes de la recherche en didactique, recherche fondamentale qui construit des concepts pour la penser et recherche action-appliquée qui construit des concepts et des outils pour agir du côté des savoirs de l’action, à visée généralisante. En IUFM, elle se nourrit aussi de cette recherche praticienne, à l’articulation quotidienne de la théorie et de la pratique, dans les différentes situations de formation, en particulier la gestion du stage en responsabilité et d’un mémoire professionnel, les stratégies de formation dite disciplinaire. Jusqu’où "subit"-elle, suit-elle, les injonctions, les prescriptions de la didactique que l’on pourrait appeler institutionnelle, celle des textes d’accompagnement des Programmes, des manuels scolaires, des publications des Centres Régionaux de Documentation Pédagogique, des stages de mise en œuvre des nouveaux programmes dirigés par l’Inspection, des réformes et priorités académiques et nationales ? Jusqu’où ? Pourquoi ? Pourquoi faire ? Comment ? Avec quelles finalités et quels objectifs ?

8La didactique est disciplinaire, même si "au delà des didactiques [il y a] la didactique" (Raisky, 1996). Si la didactique est bien l’étude des processus d’enseignement et d’apprentissage relatifs à un contenu spécifique (8), en l’occurrence "le savoir géographique", trois questions se posent :

9qu’est-ce que "le savoir géographique" ? Problème d’épistémologie scientifique et scolaire s’il en est.

10quelle formation géographique et épistémologique du formateur didacticien, qu’il soit formateur d’élèves ou formateur d’enseignants ?

11quelle formation géographique, épistémologique et didactique des professeurs de géographie qui sont, en France, à 90 % historiens ? C’est à dire, des professeurs peu ou mal formés en géographie, dont les représentations sur la géographie et son enseignement constituent un véritable obstacle épistémologique tant à la formation professionnelle initiale -y compris la préparation aux concours- que continue, c’est à dire la gestion et l’analyse des pratiques professionnelles ou la préparation aux oraux de didactique des concours internes. (Le Roux, 1996, 1997, 1999, 2000). Ces représentations-obstacles posent un vrai problème de didactique ... de la formation qui doit intégrer quelque part, sous la forme de situations-problème, un travail spécifique sur ces représentations-là (Le Roux, 1995 ; Fabre, 1997).

12La lassitude des formateurs vis à vis de "l’impérialisme" et de la reproduction quasi fatale du système du modèle scolaire, mille fois dénoncés (Audigier, 1995 ; Clerc, 1999) est grande (figure 1) : que faire, que peut-on faire, comment faire pour que l’enseignement de la géographie change, qu’il prenne un sens autre que celui d’un inventaire plus ou moins organisé et répétitif, d’un puzzle du monde (Clerc, 1996 ; Grataloup, 1987, 1988 ; Retaillé, 1996, 1998), qu’il soit au service d’une éducation géographique, socialement, civiquement utile ? Les pratiques réflexives de formation professionnelle initiale (Le Roux, 1996, 1999, 2000) et continue, une recherche à l’Institut National de la Recherche Pédagogique sur les pratiques cartographiques innovantes au Collège et au Lycée (Ernult, Le Roux, Thémines, 1999), révèlent à l’évidence la vacuité de la vigilance épistémologique et didactique chez les enseignants qui serait nécessaire pour franchir la rupture qui paraît croissante entre la géographie dite savante et la géographie des professeurs (9). Quelle préprofessionnalisation à l’Université et quelle préparation aux concours d’enseignement dans ces conditions ? Quelles épreuves et quelle évaluation ? Quel lien avec la formation initiale professionnelle ? Quelle formation professionnelle initiale et continue ? Quel lien entre cette formation initiale et continue ? Quelle formation enfin des formateurs d’enseignants ? Toutes questions qui concernent autant les IUFM que l’Université, chargés respectivement de la formation au moins "savante" des enseignants.

13Les IUFM sont bien des instituts universitaires, c’est à dire que la recherche, la posture critique, ont une place centrale dans les processus de formation.

14Enfin, n’oublions pas que dans les dix années à venir, le corps des enseignants (d’histoire et) de géographie est appelé à se renouveler. L’enjeu démographique du changement souhaité et souhaitable apparaît dans ces chiffres dans toute son évidence : une "nouvelle vague enseignante" arrive, à former, avec un métier transformé, de nouvelles pratiques, une autre géographie (?). Une formation initiale et continue en mutation est à prévoir, qui s’imposera de toute façon, à l’intention de nouveaux publics d’élèves sans cesse en renouvellement avec de nouveaux besoins sociaux et culturels.

15Tous ces problèmes révèlent des tensions, des contradictions en interaction, qui nous amènent à formuler de "nouvelles" problématiques concernant la formation professionnelle à la didactique de la géographie. Sont-elles d’ailleurs si "nouvelles" que cela ?

De nouveaux modèles d’analyse et d’interprétation du champ de la formation professionnelle disciplinaire

16A vrai dire, c’est plutôt du côté de la recherche en sociologie -et pas seulement la sociologie de l’éducation- que de la didactique disciplinaire que s’ébauchent aujourd’hui les éléments d’interpétation, voire de réponse aux problèmes posés.

17Nous citerons d’abord ce qui concerne la "nouvelle professionnalité" enseignante. Il s’agit là de penser l’activité du professeur comme un métier, un métier nouveau (Meirieu, 1989), qui demande de véritables et nouvelles compétences professionnelles (Paquay, 1998), qui comporte de nouveaux enjeux.

18Ce métier nouveau est un métier complexe, de l’humain (Cifali, 1991), où il s’agit d’agir en permanence dans l’urgence et de décider dans l’incertitude (Perrenoud, 1996). Cette nouvelle professionnalité concerne à la fois le travail en équipe, la construction de démarches didactiques adaptées à la diversité des élèves, l’autonomie intellectuelle dans la transposition didactique, la compétence organisationnelle, la régulation collective de la profession, la mobilisation professionnelle et la construction d’une identité professionnelle (10). A nouvelle professionnalité, compétences professionnelles nouvelles (11), savoirs d’expérience et savoirs d’action/de l’action/sur l’action (Malglaive, 1990 ; Altet, 1998), sous-tendus par des schèmes de pensée, des habitus qui permettent de décider et d’agir (Bourdieu, 1972). P. Perrenoud (1999) a ainsi proposé une construction théorique de dix familles de compétences connectées à la problématique du changement, dont les quatre premières renvoient explicitement aux compétences didactiques : organiser et animer des situations d’apprentissage, gérer la progression des apprentissages, concevoir et faire évoluer les dispositifs de différenciation, impliquer les élèves dans leur apprentissage et leur travail. L. Paquay (1996) avait déjà dégagé "six paradigmes relatifs au métier d’enseignant" où le paradigme du "maître instruit" des savoirs disciplinaires et interdisciplinaires, des savoirs didactiques et épistémologiques, des savoirs pédagogiques, psychologiques et philosophiques était à intégrer à cinq autres : le "praticien artisan", le "praticien réflexif", la "personne", l’"acteur social" et le "technicien". Le Bulletin Officiel n° 22 du 29 mai 1997 publiait dans le même temps en France sur cinq pages la Mission du professeur exerçant en Collège, Lycée d’enseignement général, technologique ou professionnel, l’objectif étant de former un enseignant épistémologue d’une discipline scientifique et scolaire, capable de mettre en place des situations d’apprentissage évaluables, de travailler sur les erreurs des élèves, d’analyser ses pratiques et celles des autres.

19Cette professionnalisation du métier, aux antipodes d’une dépendance éventuelle vis à vis des programmes, des manuels scolaires, des didactiques ou des méthodes pensées par d’autres, se développe donc dans la durée et dans la complexité des situations. Car "face à la complexité, mieux vaut réfléchir par soi-même et construire sa propre voie, plutôt que de chercher des modèles. Une véritable professionnalisation du métier est, à terme, la seule stratégie défendable. Tout espoir de rendre l’enseignement plus efficace par un contrôle serré ne fait que perdre du temps" (Perrenoud, 1998).

20A quand alors un enseignant de géographie épistémologue et didacticien ? Quel formateur d’enseignants pour ce faire ? Comment et quand est-il possible d’atteindre cet objectif ?

21Dans la formation professionnelle, "l’alternance intégrative", qui est plus que la simple alternance théorie-pratique ou le lieu de formation-terrain de la pratique, est, elle aussi, un processus aujourd’hui indispensable à construire en formation.

22Cette articulation permanente des temps et des lieux de la formation théorique et pratique, avec les inévitables temps de régression et d’avancée, est d’abord une alternance par rapport à soi (Perrenoud, 1998) : savoir réfléchir dans l’action et sur l’action. C’est à dire devenir ce praticien réflexif capable de réfléchir sur ses pratiques et d’en analyser les effets (Paquay, 1996), étant bien entendu que ce praticien réflexif est l’enseignant et aussi le formateur d’enseignants.

23Il s’agit ensuite de constituer des réseaux, une synergie des acteurs de la formation, c’est à dire des formateurs dits de terrain comme les tuteurs et conseillers pédagogiques, et des formateurs d’IUFM, afin de construire ensemble la mise en cohérence et le sens de la formation, de se construire une culture professionnelle commune de formateurs. Ce qui implique, dans la formation initiale, d’échanger en permanence sur les plans et itinéraires de formation, les observations de classe ou de groupe de formation, les critères d’évaluation et de validation du stagiaire en formation.

24Dans le même temps, il convient, à l’IUFM et sur le terrain, de travailler dans l’alternance pratique-théorie-pratique les savoirs d’action, en action, sur l’action, ces savoirs dits d’expérience (Altet, 1998), parce qu’en formation professionnelle, initiale ou continue, le poids de la pratique, avec le stress, l’urgence et l’incertitude du quotidien qui s’y mêlent, obère a priori la réflexion théorique, épistémologique et critique sur cette pratique (Le Roux, 1999, 2000 ; Hétu, Lavoie, Baillauquès, 1999). Le mémoire professionnel, dans cette problématique, détient une place privilégiée dans la formation. Il doit conduire le stagiaire à dépasser la simple description et analyse de pratiques pour problématiser cette dernière à l’occasion d’un "problème professionnel" dûment rencontré dans sa classe et interrogé.(Le Roux, 2001). Qu’est-ce alors qu’un problème professionnel en géographie ? Qu’est-ce que diriger un mémoire professionnel en géographie ?

25Ainsi pensée, l’alternance intégrative, en mettant en cohérence les lieux, les temps, les objectifs et les acteurs de la formation professionnelle disciplinaire (Baillat, Guillon, 2000), permet de dépasser l’interrogation sur la formation strictement disciplinaire (Marbeau, Baillat, 1992).

26L’"innovation", quant à elle, permettrait-elle de mieux cerner le changement que nous appelons de nos vœux (Thémines, 2001) ? Le terme est certes polysémique et relatif, renvoyant à la fois à la nouveauté, à l’efficacité et, dans l’entreprise, à une meilleure productivité (Alter, 2000 ; Cros, 2000). Dans le monde de l’éducation, le terme s’avère délicat à utiliser (Kaddouri, 1998 ; Monetti, 1998), tant il est flou et aujourd’hui passe-partout. Même si, historiquement, il est rattaché à l’Education Nouvelle.

27Nous retiendrons les quatre attributs qui, selon F. Cros (1998) permettent de définir l’innovation en éducation :

·         l’innovation se réfère à la nouveauté, au changement ; dire ce qui est nouveau, c’est en faire déjà un objet relatif (nouveau par rapport à un contexte, une réforme, un Programme, un outil, une méthode, etc.). Par exemple, suffit-il d’un nouveau programme, même de "nouvelle" géographie, pour innover dans l’enseignement de la géographie ?

·         l’innovation est un processus de changement délibéré, intentionnel ; un projet qui provoque des tensions, des ruptures, des conflits. Ainsi, le nouveau public des élèves de ZEP conduit-il, de facto, à innover dans la géographie enseignée.

·         l’innovation est une action sociale finalisée, fondée sur un souci d’efficacité pédagogique, de démocratisation, qui s’inscrit dans une certaine conception de l’élève, de l’enseignement et donc ici de la discipline à enseigner ou enseignée. Les valeurs qui la sous-tendent sont explicites et acceptables par les acteurs, décideurs, formateurs, enseignants et étudiants, stagiaires, élèves.

·         l’innovation est un processus qui s’inscrit dans la durée (les retours en arrière sont donc possibles) et qui se diffuse (par le haut ou par le bas ; aujourd’hui il s’agit plutôt d’offrir aux enseignants les conditions à la base qui favorisent l’innovation - telle la formation continue, Internet, l’individualisation des parcours des élèves, des étudiants, des stagiaires en formation - plutôt que de l’imposer de l’extérieur, par injonction). Quelle est la position du formateur d’enseignants par rapport à ce processus ?

28Ainsi définie, l’innovation implique une transformation totale des paradigmes sociaux, institutionnels, épistémologiques, didactiques, qui font la cohérence d’un système. Ce système est ouvert "au temps de la création" (Imbert, 1986), de la transformation qui produit des effets de sens, qui ouvre l’histoire à de nouveaux paradigmes.

29L’innovation pédagogique ou didactique n’est donc pas "l’innovation-mode", qui se contente de juxtaposer un nouvel élément, en général un outil ou une technique (l’informatique aujourd’hui ?), sans cohérence explicite avec l’ensemble qui ne devient pas pour autant objet de changement. L’utilisation d’Internet en classe de géographie ou en situation de formation suffit-elle à faire bouger le "noyau dur" de l’enseignement ou de la formation ?

30Cette innovation-là n’est pas non plus l’effet d’un militantisme effréné pour des méthodes ou des contenus nouveaux -exemples de la "nouvelle" géographie, des modèles graphiques, des méthodes dites actives- qui provoque plutôt le rejet pur et simple par excès de fermeture du système, par défaillance du sens, par négation de l’histoire : la nouvelle totalité idéologique ou intellectuelle fait oublier les liens avec la totalité d’origine. Quel regard épistémologique et historique, dans l’exemple cité, sur la "nouvelle" géographie ou les modèles graphiques, quand on sait la vacuité de la vigilance épistémologique et didactique de pas mal d’enseignants voire de formateurs ?

31Une nouvelle formation géographique, certes, mais pour quelles finalités ? Les finalités institutionnelles -intellectuelles, culturelles, patrimoniales et civiques- suffisent-elles ou doivent-elles être redéfinies, complétées ? Sont-elles vraiment les mêmes dans une ZEP rurale ou de banlieue et dans un Collège de centre-ville ? Comment préparer les (futurs) enseignants à ce questionnement, sans le dévoyer ou le caricaturer ? Est-ce légitime ?

32C’est pourquoi le "rapport au savoir", enfin, doit intégrer les problématiques de la formation professionnelle disciplinaire (Charlot, 1992, 1997, 1999 ; Develay, 1998 ; Rochex, 1995, 1998). Le rapport au savoir est ainsi le rapport au monde par le langage, par l’action, dans l’histoire d’un sujet, et aussi un rapport aux autres et à soi. Processus concernant un sujet confronté à la nécessité d’apprendre, c’est donc un processus non seulement intellectuel, cognitif, didactique, "épistémique", mais aussi un processus identitaire et social. Sa connaissance permet de mieux comprendre, du moins de comprendre autrement, les problèmes des élèves en difficulté. Comme dit B. Charlot (1997) : "L’échec scolaire n’existe pas. Ce qui existe, ce sont les élèves en échec". Quand on apprend que les élèves de Lycée Professionnel de banlieue perçoivent "l’histoiregéo" comme une discipline "scrabble" qu’il faut mémoriser/réciter sans rien comprendre, à la différence des disciplines "puzzle" à laquelle il donnent progressivement et logiquement du sens, c’est pour le moins une obligation intellectuelle, civique, morale, éthique, de s’interroger - comme enseignant ou formateur - sur les finalités, les objets, méthodes et démarches de la géographie enseignée ! Autant dire que dans ce rapport au savoir disciplinaire ici concerné, il n’est question ni de désir ni de plaisir à apprendre, encore moins de sens (Develay, 1998)...

33Si l’on veut donc interroger le rapport au savoir géographique des élèves que B. Charlot a en fait très peu étudié, il faut cependant définir ce qu’est ce "savoir géographique". Il faut aussi, dans cette analyse, aller bien au delà des représentations qui n’en sont qu’un élément constitutif (12). De là, il convient de s’intéresser de même au rapport au savoir géographique des futurs enseignants, en majorité historiens (Heudes, 2001). Ceci aiderait sans doute les formateurs à mieux comprendre les pratiques d’enseignement de la géographie de ces derniers et donc à les transformer, à condition que ces formateurs réfléchissent à leur tour à leur propre rapport au savoir géographique.

34Pour apporter une conclusion partielle à ce qui vient d’être dit, l’innovation dans l’enseignement de la géographie et dans la formation professionnelle disciplinaire ne consisterait-elle pas, dans la cohérence d’une alternance intégrative, au service d’une nouvelle professionnalité, à modifier le rapport au savoir en formation et donc en classe ? La recherche est ouverte...

35Mais, nous, géographes - et parce que nous sommes géographes - ne serions-nous pas finalement dans une situation paradoxale, étant tiraillés trop souvent entre les injonctions des programmes, la reproduction du modèle scolaire et nos choix didactiques raisonnés ?

36En effet, toujours dans cette problématique du changement que nous poursuivons, référons-nous aux six "mondes" de Boltanski et Thévenot (1991, 1998) pour réfléchir aux tiraillements, tensions et conflits que vivent aujourd’hui des enseignants de géographie au Collège et au Lycée et des formateurs d’enseignants de géographie en IUFM, et pour tenter de les éclairer.

37Selon ces auteurs, toute situation sociale inclut des comportements, des logiques d’action différentes qui se réfèrent à six "mondes" eux-mêmes différents qui constituent le monde social, pluriel et complexe et qu’ils qualifient, de mondes domestique, civique, industriel, marchand, inspiré et de l’opinion (document 1 en annexe). Les acteurs sociaux ordinaires ont en effet une compétence réflexive qui leur permet de passer des situations particulières aux catégories générales, à des "grandeurs", systèmes d’équivalence partagés par la société, qui leur servent de repères pour agir sur des objets en situation. Ces "formes de justification" se révèlent propres à encadrer les disputes et à ménager des accords entre acteurs aux intérêts différents, pour s’accorder finalement sur la recherche du bien commun, de l’intérêt général, compromis qui relève de mondes différents. Ce compromis n’est ni un arrangement local ou individuel, ni une relativisation des enjeux ("rien n’a d’importance"), encore moins l’enfermement dans le relativisme ("tout se vaut") ou la classification d’un seul monde au détriment des autres.

38Ces références communes aux multiples acteurs sociaux permettent d’articuler le registre des valeurs (ce qui doit être fait, ce qu’il serait bon de faire) et de l’action.

39Cette modélisation, reprise par J.L. Derouet (1992, 2000), permet d’éclairer la situation trouble dans laquelle se trouve le système éducatif, et donc la formation des enseignants. Y coexisteraient en effet des mondes différents, où les multiples acteurs devraient continuellement passer d’un monde à l’autre (dans les objectifs, les arguments, les dispositifs, les systèmes de preuve) et où la conservation du flou limiterait finalement les risques quand elle n’entretient pas l’inertie.

40Essayons-nous à transposer les six mondes évoqués à la formation professionnelle disciplinaire dans un IUFM en les croisant avec les paramètres de cette dernière qui apparaissent sur le  en ordonnée. Ces mondes se déploient bien en effet dans la complexité du domaine social de la formation professionnelle, ici en géographie. Ce modèle permet aussi de montrer comment un même objet, la géographie, prend des sens différents selon le système d’interprétation des acteurs ; comment s’effectuent en même temps les liens pluriels, les réseaux où se trouvent pris ces acteurs, qui peuvent être amenés à basculer d’un monde à l’autre et qui s’y reconnaîtront aisément.

41La culture professionnelle commune des enseignants de géographie est-elle dès lors possible, étant donné la multiplicité des espaces de décision, des établissements scolaires, des territoires ? Quelles références pour les IUFM aujourd’hui, après la "foi républicaine" des Ecoles Normales, l’Etat éducateur centralisé ? Quelle culture, quelle démarche critiques sont possibles et légitimes ?

42Et peut-on enseigner à la fois un savoir géographique positif et un recul épistémologique par rapport à ce savoir ? A quelle échelle enfin étudier la recomposition qui se fait, qui doit se faire dans la formation à partir de la pluralité des mondes ? Surtout quels formateurs pour agir dans ces mondes en connaissance de cause et les comprendre ?

43Il existe ainsi des logiques multiples tant chez les enseignants de géographie que chez leurs formateurs ; et pas seulement la logique du terrain, des pratiques ou de la transformation géographique du monde qui fondent la reproduction du modèle scolaire (Clerc, 1999).

44Le changement dans le monde de la formation professionnelle en géographie, s’il se fait, s’il doit se faire, est bien à la fois social, institutionnel, scientifique, didactique, au regard des "nouvelles" politiques éducatives qui tentent de répondre aux "nouveaux" défis de la démocratisation, aux "nouveaux" enjeux de la formation des "nouveaux" enseignants, pour cette école française d’aujourd’hui située "dans plusieurs mondes" (Derouet, 2000).

Des propositions de compromis pour la recherche du bien commun, de l’intérêt général

45Comment faire pour que les acteurs de la formation disciplinaire, formateurs et formés, s’approprient le changement qui nous apparaît nécessaire ?

46Essayons d’abord de définir ce bien commun, cet intérêt général dont nous parlons. N’est-ce pas finalement former des enseignants compétents, efficaces, au service de tous et de chacun ? Des enseignants au service ... d’un service public où l’affirmation des valeurs républicaines (égalité, liberté et autonomie intellectuelles, équité, solidarité, tolérance, laïcité, [débat] critique) signifie la primauté des finalités civiques de tout enseignement ? Est-ce un idéal utopique ? Du moins c’est une utopie mobilisatrice qui donne du sens au métier d’enseignant de géographie et de formateur d’enseignants. Dès lors, qu’est-ce donc qu’une pratique "innovante" d’enseignement et de formation, ici disciplinaires (Thémines, 2001) ? Il semble que, déjà la condition première soit, tant chez les enseignants en formation initiale ou continue que chez les formateurs d’enseignants, la vigilance épistémologique, didactique, sociale, critique, déjà énoncée ici. Cette vigilance qui "consiste à interroger ce qui va de soi, [...] les routines cognitives (13), [...] les savoirs positivistes - la localisation en géographie - [car] la critique se construit contre mais aussi à partir de ces connaissances qu’elle n’annule pas, mais dont elle cherche à définir le bon usage et les limites d’application" (Derouet, 2000). Cette vigilance construite et entretenue délibérément assure à tout un chacun cette liberté informée, cette autonomie intellectuelle indispensable à toute activité d’enseignement et de formation, activité complexe, de plus en plus complexe (Perrenoud, 1998 - cf. ici, 2.1 ; Le Roux, 2001).

47Quels enseignants de géographie voulons-nous, dès lors, former? Si nous disposons aujourd’hui pour ce faire de référentiels transversaux (cf. ici, 2.1) ou disciplinaires (Marbeau, 1992 ; Hugonie, 1996 - document 1 en annexe) nous ne disposons, par contre, pas de référentiel pour les formateurs. Si le professeur est un professionnel de l’apprentissage, le formateur d’enseignants est, lui, un professionnel de la formation. Et de même que le professeur doit mettre l’élève au centre du système éducatif et de l’apprentissage, le formateur doit positionner l’enseignant, en formation initiale ou continue, au centre de la formation. Et cela ne s’improvise pas. Il ne suffit pas d’avoir été ou d’être un "bon" enseignant pour être un formateur. Quels formateurs d’enseignants de géographie voulons-nous donc dans la formation professionnelle ?

48Quant aux contenus de la formation professionnelle, ils devraient bien évidemment intégrer une formation épistémologique et didactique solides, dès l’Université, en amont de la préparation aux concours de recrutement. Cette formation serait à renforcer, prolonger quand ce n’est pas initier, à l’IUFM (Marbeau, 1992).

49En effet, pour penser le changement d’un système, qui contribue dans le cas présent à la reproduction auto-référencée du modèle scolaire (figure 1), il faut agir sur le savoir, sa construction et les représentations que les acteurs en ont. Et c’est bien par la prise d’un recul épistémologique vis à vis de la géographie scientifique et scolaire que s’opère alors le changement de paradigme nécessaire à l’évolution du système. C’est pourquoi nous proposons dans ce figure 1 une proposition d’itinéraire de formation à l’analyse épistémologique, a contrario de la reproduction du modèle scolaire.

50Au service de ces contenus, les stratégies de formation doivent partir des problèmes, relatifs à l’enseignement et à l’apprentissage disciplinaires, identifiés à partir des pratiques professionnelles, en formation initiale -avec le rôle fondamental du mémoire professionnel- ou continue : analyse épistémologique et didactique des contenus enseignés, des programmes et manuels scolaires, des contenus appris, acquis par les élèves, des représentations sur la géographie et son enseignement-apprentissage des uns et des autres (14). Au-delà de l’échange et de la mutualisation des pratiques, des confrontations critiques s’imposent, portant sur la justification des choix de l’enseignant, des activités mises en œuvre par lui en connaissance de cause. En quelque sorte, aider à passer des savoirs en action aux savoirs de l’action et sur l’action par une attitude réflexive et raisonnée.

51Promouvoir une véritable innovation, telle que nous l’avons abordée ici en 2.3 et positionnée dans les "mondes" de la formation (), c’est - dans cette formation - travailler à la fois sur l’antagonisme :

·         des acteurs : la routine du terrain de l’enseignement face aux transformations du monde,

·         des temporalités : la relative inertie des Programmes face aux mutations des nouveaux publics d’élèves, et de la géographie scientifique (Le Roux, 2001a)

·         des espaces et des lieux : la légitimité du terrain de la classe, l’édition scolaire, les examens, l’Institution, la noosphère,

·         des sujets :
* les élèves, les formés qui apprennent et qui changent vite : exemples des nouveaux enseignants, des enseignants dits en difficulté, même après 20 ans d’une carrière "sans histoire",
* les formateurs qui enseignent et qui forment,

52tous sujets qui ont chacun un rapport au savoir géographique, spécifique, personnel.

53C’est aussi exercer une action sociale finalisée, à savoir promouvoir et construire la citoyenneté (Le Roux, 1999) et enclencher - par la formation - un processus de diffusion de l’innovation.

54Nous affirmons donc que la reproduction du système du modèle scolaire de la géographie (Clerc, 1999) n’est pas une fatalité. Les enseignants pilotent, bien plus qu’ils ne l’affirment, les enjeux de la géographie scolaire. Encore convient-il de leur en donner les moyens. Acteur de ce système lui aussi, le formateur est partie prenante du changement, par le choix argumenté de ses contenus et de ses stratégies ; pour retrouver la transposition didactique que le modèle de la discipline scolaire évacue au profit d’une "recomposition" en rupture totale avec la géographie scientifique (Audigier, 1995 ; Le Roux, 1998 (15)).

55Reste le terrain, encore à défricher, du lien entre la formation initiale et continue, de leur mise en cohérence. En portant l’effort sur les nouveaux enseignants, dans leurs premières années de métier, où l’urgence, le stress et l’incertitude déjà cités leur font vite oublier les premiers acquis de la formation initiale(16).

56Dans cette situation paradoxale vécue aujourd’hui dans les mondes de la formation professionnelle des enseignants de géographie on comprendra enfin combien la recherche en didactique disciplinaire et en didactique de la formation, c’est à dire en didactique que nous appellerons "professionnelle", la diffusion des résultats de la recherche, l’initiation à la recherche, le développement d’une attitude de recherche, intégrés aux processus même de la formation de ces enseignants et de la formation des formateurs, doivent occuper une place centrale au service du changement souhaité, dans la compréhension et la gestion positive des tensions et des contradictions qui ont été relevées.

Conclusions

57Ces propositions limitées et partielles nous amènent à quelques conclusions qui semblent s’imposer :

·         Dans la problématique du changement où nous nous plaçons ici, la géographie a bien une place spécifique dans le système d’enseignement plus large qui l’englobe : elle est sans doute l’une des disciplines scolaires qui connaît aujourd’hui le plus de tensions dans les contenus, l’épistémologie, les représentations, le rapport au savoir, les enjeux idéologiques.

·         Car le formateur d’enseignants est un acteur, à la fois passeur, médiateur, en position médiane, mixte, paradoxale en tout cas, dans le système du modèle scolaire de la discipline géographie. A la fois dedans et dehors, il est un interlocuteur à part entière de l’alternance intégrative telle que nous l’avons définie, en position d’interface active mais inconfortable sans nul doute...

·          ... à condition de (re)centrer le sens, la fonction, la nature, de la discipline scolaire géographie dans la formation professionnelle des enseignants : ni un modèle didactique descendant et décontextualisé, ni une didactique banalisée, institutionnalisée. L’articulation Didactique- Formation ne peut se construire que sur, avec, à et par la recherche.

·         Aussi convient-il de situer les enjeux là où ils sont vraiment, en élargissant le champ de la didactique disciplinaire, depuis la formation des élèves jusqu’à la formation des formateurs d’enseignants, sans se limiter à la formation des enseignants à cette didactique. Le "système des triangles de la formation" (figure 2) permet de formaliser ceci, bien au-delà d’ailleurs de la seule didactique disciplinaire, puisque l’enseignant disciplinaire, bien plus qu’un "maître instruit" (cf. 2.1), est inscrit de fait dans la transversalité du métier. Il convient en effet de tenir de front dans la formation les trois pôles du système que constituent les élèves, les enseignants et les formateurs. La recherche devrait se donner le même défi.

58Des questions demeurent cependant en suspens :

·         Quel statut donner aujourd’hui à la géographie, discipline enseignée, obligatoire, associée en France, voire inféodée à l’histoire, enseignée en majorité par des historiens ?

·         Comment dépasser dans les IUFM la didactique banalisée que nous avons dénoncée sinon par une formation des formateurs à et par la recherche ? A quand, non seulement un référentiel de compétences pour les formateurs, mais aussi un mémoire professionnel, une production de recherche professionnelle pour ces derniers comme pour les enseignants en formation initiale ?

·         Qu’en est-il de la géographie à l’Université, de la didactique de la géographie à l’Université, de la pré-professionnalisation au métier d’enseignant de géographie à l’Université ? Sans l’engagement de l’Université, il faut bien voir que la situation reste plutôt bloquée.

59Le processus du changement souhaité en France dans l’enseignement de la géographie et la formation des enseignants n’est, on le voit, pas seulement une question de lieux et de territoires mais aussi et surtout d’acteurs, de temporalités, d’une action sociale finalisée en somme.

60Car pourquoi enseigner la géographie et en faire une discipline obligatoire de l’école élémentaire à la Terminale de lycée, comme c’est le cas en France ?

61Pourquoi au fait enseigner et faire apprendre la géographie aux enfants et aux adolescents ?

(1) Les manuels sont produits dans le respect de l’ordre de présentation des programmes. En terme de contenus, ils les débordent en conservant des contenus de programmes antérieurs.

(2) Les manuels déterminent les contenus enseignés. En retour, pour des raisons commerciales, les éditeurs font des ouvrages qui «ressemblent» aux pratiques des enseignants.

(3) Les programmes déterminent modérément les pratiques ou alors indirectement, par le biais des manuels. Par contre, les pratiques ont une influence forte sur la rédaction des programmes.

(4) L'examen conditionne fortement les pratiques, totalemnt en classe de terminale. Les pratiques déterminent ce qui est possible à l’examen.

(5)L’examen(fréquence et type de sujets) détermine l’importance du traitement de chaque sujet dans les manuels de terminale ainsi que l’apprentissage des méthodes (manuels de première et de terminale).

(6) Les programmes fixent les sujets d’examen sans trops’éloigner des habitudes de celui-ci. Les sujets «possibles» à l’examen conditionnent les modifications de programmes.

A/B : Situations d’évaluation en classe

A/B®C®D : Itinéraire de formation à l’analyse épistémologique, à partir des pratiques. En amont, une formation épistémologique (épistémologie de la géographie scientifique)

62D’après P. Clerc, 1999, production et fonctionnement de la culture scolaire du Lycée en géographie ; l’exemple des espaces urbains. Thèse d4université, Paris 1 – Sorbonne._

 

Publié dans : didactique et pédagogie
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Dimanche 10 août 2008 7 10 /08 /Août /2008 20:14
 Décès du poète palestinien Mahmoud Darouiche

 

RAMALLAH, Cisjordanie (Reuters) - Le poète palestinien Mahmoud Darouiche est décédé au Texas à la suite d'une opération du coeur, a annoncé à la chaîne de télévision Al Arabiya un médecin de l'hôpital de Houston où il était soigné. Il était âgé de 67 ans.

Considéré comme le "poète national" palestinien, l'oeuvre de Darouiche a été traduite en de nombreuses langues.

Elle évoquait la douleur des Palestiniens exilés comme lui après la fondation d'Israël il y a 60 ans mais aussi des thèmes plus larges.

Gros fumeur, Darouiche avait déjà subi deux opérations cardiaques par le passé.

Peu avant l'annonce de son décès, le ministre palestinien de la Culture, Tahani Abou Dakka, avait déclaré que le poète avait été placé sous assistance respiratoire deux jours après une intervention chirurgicale.

Ali Sawafta, version française Jean-Stéphane Brosse

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