Mercredi 12 août 2009
On ne peut qu'être fier de constater que la diaspora marocaine est bien placée dans différents pays du Globe.
C'est là une gageure que nos compatriotes portent un profil trés prisés au point qu'ils sont sollicités par beaucoup de firmes multinationales ,dans différents domaines.
Nous nous permettons d'affirmer avec beaucoup de fierté que notre système d'Education et de Formation a brillant durant beaucoup de tempspour donner naissance à de tels cadres.
Ces cadres sont certes reconnaissants à leur pays d'orignie qu 'est le Maroc.Mais nous attendons beaucoup d'eux pour nous apporter un savoir faire pour nous aider à mieux réussir ces grands chantiers ouverts partout dans le Royaume,sous le Règne de notre Auguste et jeune Roi Mohamed VI.
Il est également important de souligner l 'importance de nos ressoprtissants qui investissent dans différents secteurs pour particper à la croissance économique de leur pays.Mais force est de constater que de tels investissements ne sont localisés que dans certaines grandes villes du ays.
Il faudrait donc voir coment inciter ces Marocains à faire profiter ttes les régions de leurs potentialités dans un monde en pleine compétitivité pour accompagner cet élan que connait le monde dans le cadre d'une Mondialisation qui ne pardonne pas.

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Jeudi 18 juin 2009
J'ai le plaisir de vous informer,collègues enseignants,universitaires,chercheurs en didactique du fle,que je viens de créer un forum pour semer les grains d'une culture didactico-pédagogique sans frontières.
Venez donc consulter cette nouvelle tribune,toutes vos propositions,vos critiques,vos articles seront les bienvenus.
Ce forum est le vôtre;alimentez-le par vos réflexions,vos expériences,vos soucis au quotidien pour un système mondial d'éducation et de formation qui prône une école citoyenne,ouverte,tolérante, performante,innovante,pragmatique,....
Voici le lien:


http://entre-enseignants.forumpro.fr
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Jeudi 18 juin 2009

Epistémologie, Histoire, Didactique

Anne Le Roux

La formation des enseignants aux didactiques disciplinaires : de nouvelles problématiques ? L’exemple de la géographie, le cas français

The training of teachers in disciplinary didactics: new areas of reflexion ? Geography in France

article 199

Résumé | Plan | Texte | Bibliographie | Documents annexes | Notes de l'auteur | Citation | Auteur

Résumé/Abstract

L’enseignement de la géographie et la formation des professeurs de géographie en France aujourd’hui sont en situation paradoxale, tiraillés entre les prescriptions de l’Institution et l’aspiration au changement dans les contenus et les stratégies. Cette situation est analysée, interrogée au regard de nouvelles problématiques. Des propositions sont faites, même si bien des questions restent encore en suspens.

The teaching of geography and the training of geography teachers in France today are in a paradoxical situation, pulled in one direction by the prescription of the institution and in another by the desire to change contents and strategies. This situation is analysed, questions are raised relating to news areas of reflexion. Proposals are made, even if many questions cannot yet be answered.

Plan

Pour un état des problèmes de la formation professionnelle des enseignants français à la didactique de la géographie

De nouveaux modèles d’analyse et d’interprétation du champ de la formation professionnelle disciplinaire

Des propositions de compromis pour la recherche du bien commun, de l’intérêt général

Conclusions

Texte

PDF

"Le changement est l’un des maîtres mots de notre époque : développement personnel, apprentissage et formation en organisations, nouveaux mouvements sociaux, bouleversement de la famille, de l’éducation, émergence d’échelle politiques nouvelles (locale, européenne, mondiale), révolution technologique, Internet et NTIC, mondialisation ... Les sociétés semblent entraînées dans un tourbillon d’innovations sans cesse croissant. Les individus, les organisations, les collectivités et les gouvernements se trouvent ainsi confrontés à des choix difficiles de trajectoire et de stratégie."

J.C. Ruano-Borbalna, J.  Wemaëre, Editorial, Sciences Humaines, Hors Série "Le changement, de l’individu aux sociétés", n° 28, mars-avril-mai 2000.

1Le texte qui suit est écrit par un sujet, l’auteure, géographe, française, avec une motivation professionnelle qui résulte de plusieurs facteurs qui ne se décrètent pas. C’est à dire un sujet qui a une histoire sociale et intellectuelle, une trajectoire scolaire et professionnelle - avec des conditions spécifiques d’entrée dans le métier de formateur -, où interviennent bien évidemment des choix éthiques et idéologiques, qui a vécu et vit toujours des interactions sociales sur les lieux - successifs ou pas - de travail (Ecole Normale, Centre Régional de Formation des Professeurs d’Enseignement Général de Collège, Classe Préparatoire aux Grandes Ecoles, Collège, Mission Académique à la Formation des Personnels de l’Education Nationale, Université, Institut Universitaire de Formation des Maîtres). Cette implication et cette histoire professionnelle (1) "colorent" bien entendu les propos tenus ici, avec une subjectivité assumée. En particulier, nous considérons en tant que formatrice en IUFM tout en étant "enseignant-chercheur", que la Recherche en IUFM a une finalité sociale ; qu’elle est là, dans ce lieu-là, pour nourrir les réflexions et les pratiques des enseignants et des formateurs d’enseignants, et que ces derniers doivent retourner aux chercheurs de nouveaux problèmes à résoudre, concernant l’éducation, l’enseignement-apprentissage, la formation, les didactiques (2).

2Les acteurs de la formation des enseignants, qu’ils soient décideurs, formateurs ou usagers, sont conduits à s’interroger, aujourd’hui plus que jamais, sur les enjeux, les contenus, les modalités, les démarches, les stratégies de la formation professionnelle initiale et continue des professeurs. Ces interrogations sont très vives à l’heure actuelle en France, dans les IUFM. Autant la massification des années 1985-1995 (progression spectaculaire des bacheliers) que l’arrivée en conséquence de "nouveaux publics" dans les Collèges, Lycées et Universités, moins sélectionnés scolairement et socialement, refusant de plus en plus les rapports d’autorité ou la relation contractuelle avec l’institution, remettent en cause le caractère démocratique du système scolaire français (3). Dans le même temps, pour répondre à ces défis avec une plus grande efficacité, de nouvelles politiques éducatives ont été élaborées qui multiplient de fait les espaces de décision (projets d’établissements dans le secondaire, contrats quadriennaux pour les universités et les IUFM, délégation d’une partie des responsabilités aux rectorats, inspections académiques, établissements scolaires), les réformes (nouveaux programmes, "collège 2000", Travaux Personnels Encadrés au Lycée, Travaux Croisés au Collège, Aide individualisée aux élèves, Projets Pluridisciplinaires à Caractère Professionnel en Lycée Professionnel), les besoins en formation (enseignants de Zone d’Education Prioritaire, enseignants rencontrant des difficultés professionnelles, nouveaux enseignants, contractuels, vacataires).

3Ainsi la dévolution aux IUFM de la mise en œuvre de la formation continue des personnels de l’Education Nationale en France, des premier et second degrés (texte officiel de décembre 1999) doit être vue comme un véritable défi à cette institution, aux personnels de la formation, et constitue un enjeu et une responsabilité sociale considérables : quels enseignants pour cette école en mutations (4) ? Quelles transformations du métier d’enseignant ? quelles nouvelles compétences professionnelles ? quelle gestion de toutes ces dynamiques de changement de l’école par les formateurs d’enseignants et les enseignants eux-mêmes(5) ? Si l’on ajoute qu’il existe dans l’orientation, les initiatives diverses, l’implication des différents personnels, les Plans Académiques de Formation, les contrats quadriennaux, les contenus et les stratégies de formation des IUFM, des variations importantes entre les académies, les rectorats, les établissements, voire des écarts dans leur mise en œuvre, on mesurera mieux la complexité de la question première qui est posée ici, relative à ces "nouvelles problématiques" de la formation professionnelle des enseignants, plus particulièrement la formation professionnelle à une didactique disciplinaire - en s’appuyant sur l’exemple de la géographie, spécialité de l’auteure oblige (6). Ainsi deux questions générales sont posées ici, auxquelles nous essaierons d’apporter des éléments de réponse, à savoir : quels problèmes de la didactique de la géographie dans la formation professionnelle des enseignants français ? Le changement dans l’enseignement de la géographie en France est-il possible aujourd’hui ?

4Rassurons-nous si l’on peut dire : nous ne sommes pas les seuls à nous poser ce genre de questions et à les poser de cette façon-là. Il n’est qu’à lire par exemple les Cahiers de géographie du Québec, n° 120, de décembre 1999, "La géographie au tableau ; problématique de l’école québécoise", de S. Laurin, qui dit les "tensions" entre la géographie scolaire "tiraillée entre la force d’une tradition centrée sur la transmission d’un patrimoine culturel construit autour de l’idée d’appartenance à une citoyenneté nationale et le nécessaire ajustement, à l’heure de la mondialisation, à une demande économique et sociale pour des compétences d’un autre ordre." L’auteure y dénonce "la faiblesse des recherches sur la pensée des enseignants de géographie. [En effet] les chercheurs auraient tendance à penser que les élèves construisent leurs apprentissages, mais que les enseignants eux, doivent appliquer des modèles didactiques, sans que leurs représentations soient prises en compte. Trop souvent encore, l’enseignant est celui qui a tort et qui doit changer. Il nous faut mieux comprendre les raisons qui amènent les enseignants de géographie à penser et agir d’une certaine façon et apprendre à respecter réellement ce "décalage didactique" dans la pratique [...] car le réel de la classe n’est réductible à aucune théorie." Certes, il nous faut mieux comprendre la "pensée géographique" des enseignants pour mieux les former et autrement. Mais il nous faut aussi travailler celle des formateurs d’enseignants eux-mêmes pour qu’ils forment mieux et autrement ces enseignants, car le réel d’une situation de formation n’est, lui non plus, réductible à aucune théorie. Autrement dit, nous interroger sur les problémes que rencontre la didactique de la géographie dans la formation des enseignants français nous oblige - de fait - à nous interroger en même temps sur la formation des enseignants à la didactique de la géographie et sur la formation des formateurs d’enseignants de géographie. Question vive aujourd’hui quand l’impression domine ici et là que le changement dans l’enseignement de la géographie semble problématique.

5C’est pourquoi, nous énoncerons d’abord les problèmes actuels de la formation professionnelle des enseignants français à la didactique de la géographie. Nous tenterons ensuite de les éclairer par la présentation de nouveaux modèles d’analyse et d’interprétation. Ce qui nous permettra de formuler quelques propositions, si tant est que ce soit possible d’en formuler de concrètes dans la situation actuelle.

Pour un état des problèmes de la formation professionnelle des enseignants français à la didactique de la géographie

6Le classement proposé ici n’est qu’indicatif et surtout pas hiérarchisé, tant les problèmes sont en interaction les uns avec les autres :

7La didactique ne s’arrête pas à la porte de la classe, justement parce que "le réel de la classe n’est réductible à aucune théorie (7)". Aussi, en formation professionnelle, elle se construit sur les pratiques et à partir des pratiques, plus qu’elle ne se transmet, sous forme de cours, par exemple. Elle se nourrit certes de la recherche en didactique, recherche fondamentale qui construit des concepts pour la penser et recherche action-appliquée qui construit des concepts et des outils pour agir du côté des savoirs de l’action, à visée généralisante. En IUFM, elle se nourrit aussi de cette recherche praticienne, à l’articulation quotidienne de la théorie et de la pratique, dans les différentes situations de formation, en particulier la gestion du stage en responsabilité et d’un mémoire professionnel, les stratégies de formation dite disciplinaire. Jusqu’où "subit"-elle, suit-elle, les injonctions, les prescriptions de la didactique que l’on pourrait appeler institutionnelle, celle des textes d’accompagnement des Programmes, des manuels scolaires, des publications des Centres Régionaux de Documentation Pédagogique, des stages de mise en œuvre des nouveaux programmes dirigés par l’Inspection, des réformes et priorités académiques et nationales ? Jusqu’où ? Pourquoi ? Pourquoi faire ? Comment ? Avec quelles finalités et quels objectifs ?

8La didactique est disciplinaire, même si "au delà des didactiques [il y a] la didactique" (Raisky, 1996). Si la didactique est bien l’étude des processus d’enseignement et d’apprentissage relatifs à un contenu spécifique (8), en l’occurrence "le savoir géographique", trois questions se posent :

9qu’est-ce que "le savoir géographique" ? Problème d’épistémologie scientifique et scolaire s’il en est.

10quelle formation géographique et épistémologique du formateur didacticien, qu’il soit formateur d’élèves ou formateur d’enseignants ?

11quelle formation géographique, épistémologique et didactique des professeurs de géographie qui sont, en France, à 90 % historiens ? C’est à dire, des professeurs peu ou mal formés en géographie, dont les représentations sur la géographie et son enseignement constituent un véritable obstacle épistémologique tant à la formation professionnelle initiale -y compris la préparation aux concours- que continue, c’est à dire la gestion et l’analyse des pratiques professionnelles ou la préparation aux oraux de didactique des concours internes. (Le Roux, 1996, 1997, 1999, 2000). Ces représentations-obstacles posent un vrai problème de didactique ... de la formation qui doit intégrer quelque part, sous la forme de situations-problème, un travail spécifique sur ces représentations-là (Le Roux, 1995 ; Fabre, 1997).

12La lassitude des formateurs vis à vis de "l’impérialisme" et de la reproduction quasi fatale du système du modèle scolaire, mille fois dénoncés (Audigier, 1995 ; Clerc, 1999) est grande (figure 1) : que faire, que peut-on faire, comment faire pour que l’enseignement de la géographie change, qu’il prenne un sens autre que celui d’un inventaire plus ou moins organisé et répétitif, d’un puzzle du monde (Clerc, 1996 ; Grataloup, 1987, 1988 ; Retaillé, 1996, 1998), qu’il soit au service d’une éducation géographique, socialement, civiquement utile ? Les pratiques réflexives de formation professionnelle initiale (Le Roux, 1996, 1999, 2000) et continue, une recherche à l’Institut National de la Recherche Pédagogique sur les pratiques cartographiques innovantes au Collège et au Lycée (Ernult, Le Roux, Thémines, 1999), révèlent à l’évidence la vacuité de la vigilance épistémologique et didactique chez les enseignants qui serait nécessaire pour franchir la rupture qui paraît croissante entre la géographie dite savante et la géographie des professeurs (9). Quelle préprofessionnalisation à l’Université et quelle préparation aux concours d’enseignement dans ces conditions ? Quelles épreuves et quelle évaluation ? Quel lien avec la formation initiale professionnelle ? Quelle formation professionnelle initiale et continue ? Quel lien entre cette formation initiale et continue ? Quelle formation enfin des formateurs d’enseignants ? Toutes questions qui concernent autant les IUFM que l’Université, chargés respectivement de la formation au moins "savante" des enseignants.

13Les IUFM sont bien des instituts universitaires, c’est à dire que la recherche, la posture critique, ont une place centrale dans les processus de formation.

14Enfin, n’oublions pas que dans les dix années à venir, le corps des enseignants (d’histoire et) de géographie est appelé à se renouveler. L’enjeu démographique du changement souhaité et souhaitable apparaît dans ces chiffres dans toute son évidence : une "nouvelle vague enseignante" arrive, à former, avec un métier transformé, de nouvelles pratiques, une autre géographie (?). Une formation initiale et continue en mutation est à prévoir, qui s’imposera de toute façon, à l’intention de nouveaux publics d’élèves sans cesse en renouvellement avec de nouveaux besoins sociaux et culturels.

15Tous ces problèmes révèlent des tensions, des contradictions en interaction, qui nous amènent à formuler de "nouvelles" problématiques concernant la formation professionnelle à la didactique de la géographie. Sont-elles d’ailleurs si "nouvelles" que cela ?

De nouveaux modèles d’analyse et d’interprétation du champ de la formation professionnelle disciplinaire

16A vrai dire, c’est plutôt du côté de la recherche en sociologie -et pas seulement la sociologie de l’éducation- que de la didactique disciplinaire que s’ébauchent aujourd’hui les éléments d’interpétation, voire de réponse aux problèmes posés.

17Nous citerons d’abord ce qui concerne la "nouvelle professionnalité" enseignante. Il s’agit là de penser l’activité du professeur comme un métier, un métier nouveau (Meirieu, 1989), qui demande de véritables et nouvelles compétences professionnelles (Paquay, 1998), qui comporte de nouveaux enjeux.

18Ce métier nouveau est un métier complexe, de l’humain (Cifali, 1991), où il s’agit d’agir en permanence dans l’urgence et de décider dans l’incertitude (Perrenoud, 1996). Cette nouvelle professionnalité concerne à la fois le travail en équipe, la construction de démarches didactiques adaptées à la diversité des élèves, l’autonomie intellectuelle dans la transposition didactique, la compétence organisationnelle, la régulation collective de la profession, la mobilisation professionnelle et la construction d’une identité professionnelle (10). A nouvelle professionnalité, compétences professionnelles nouvelles (11), savoirs d’expérience et savoirs d’action/de l’action/sur l’action (Malglaive, 1990 ; Altet, 1998), sous-tendus par des schèmes de pensée, des habitus qui permettent de décider et d’agir (Bourdieu, 1972). P. Perrenoud (1999) a ainsi proposé une construction théorique de dix familles de compétences connectées à la problématique du changement, dont les quatre premières renvoient explicitement aux compétences didactiques : organiser et animer des situations d’apprentissage, gérer la progression des apprentissages, concevoir et faire évoluer les dispositifs de différenciation, impliquer les élèves dans leur apprentissage et leur travail. L. Paquay (1996) avait déjà dégagé "six paradigmes relatifs au métier d’enseignant" où le paradigme du "maître instruit" des savoirs disciplinaires et interdisciplinaires, des savoirs didactiques et épistémologiques, des savoirs pédagogiques, psychologiques et philosophiques était à intégrer à cinq autres : le "praticien artisan", le "praticien réflexif", la "personne", l’"acteur social" et le "technicien". Le Bulletin Officiel n° 22 du 29 mai 1997 publiait dans le même temps en France sur cinq pages la Mission du professeur exerçant en Collège, Lycée d’enseignement général, technologique ou professionnel, l’objectif étant de former un enseignant épistémologue d’une discipline scientifique et scolaire, capable de mettre en place des situations d’apprentissage évaluables, de travailler sur les erreurs des élèves, d’analyser ses pratiques et celles des autres.

19Cette professionnalisation du métier, aux antipodes d’une dépendance éventuelle vis à vis des programmes, des manuels scolaires, des didactiques ou des méthodes pensées par d’autres, se développe donc dans la durée et dans la complexité des situations. Car "face à la complexité, mieux vaut réfléchir par soi-même et construire sa propre voie, plutôt que de chercher des modèles. Une véritable professionnalisation du métier est, à terme, la seule stratégie défendable. Tout espoir de rendre l’enseignement plus efficace par un contrôle serré ne fait que perdre du temps" (Perrenoud, 1998).

20A quand alors un enseignant de géographie épistémologue et didacticien ? Quel formateur d’enseignants pour ce faire ? Comment et quand est-il possible d’atteindre cet objectif ?

21Dans la formation professionnelle, "l’alternance intégrative", qui est plus que la simple alternance théorie-pratique ou le lieu de formation-terrain de la pratique, est, elle aussi, un processus aujourd’hui indispensable à construire en formation.

22Cette articulation permanente des temps et des lieux de la formation théorique et pratique, avec les inévitables temps de régression et d’avancée, est d’abord une alternance par rapport à soi (Perrenoud, 1998) : savoir réfléchir dans l’action et sur l’action. C’est à dire devenir ce praticien réflexif capable de réfléchir sur ses pratiques et d’en analyser les effets (Paquay, 1996), étant bien entendu que ce praticien réflexif est l’enseignant et aussi le formateur d’enseignants.

23Il s’agit ensuite de constituer des réseaux, une synergie des acteurs de la formation, c’est à dire des formateurs dits de terrain comme les tuteurs et conseillers pédagogiques, et des formateurs d’IUFM, afin de construire ensemble la mise en cohérence et le sens de la formation, de se construire une culture professionnelle commune de formateurs. Ce qui implique, dans la formation initiale, d’échanger en permanence sur les plans et itinéraires de formation, les observations de classe ou de groupe de formation, les critères d’évaluation et de validation du stagiaire en formation.

24Dans le même temps, il convient, à l’IUFM et sur le terrain, de travailler dans l’alternance pratique-théorie-pratique les savoirs d’action, en action, sur l’action, ces savoirs dits d’expérience (Altet, 1998), parce qu’en formation professionnelle, initiale ou continue, le poids de la pratique, avec le stress, l’urgence et l’incertitude du quotidien qui s’y mêlent, obère a priori la réflexion théorique, épistémologique et critique sur cette pratique (Le Roux, 1999, 2000 ; Hétu, Lavoie, Baillauquès, 1999). Le mémoire professionnel, dans cette problématique, détient une place privilégiée dans la formation. Il doit conduire le stagiaire à dépasser la simple description et analyse de pratiques pour problématiser cette dernière à l’occasion d’un "problème professionnel" dûment rencontré dans sa classe et interrogé.(Le Roux, 2001). Qu’est-ce alors qu’un problème professionnel en géographie ? Qu’est-ce que diriger un mémoire professionnel en géographie ?

25Ainsi pensée, l’alternance intégrative, en mettant en cohérence les lieux, les temps, les objectifs et les acteurs de la formation professionnelle disciplinaire (Baillat, Guillon, 2000), permet de dépasser l’interrogation sur la formation strictement disciplinaire (Marbeau, Baillat, 1992).

26L’"innovation", quant à elle, permettrait-elle de mieux cerner le changement que nous appelons de nos vœux (Thémines, 2001) ? Le terme est certes polysémique et relatif, renvoyant à la fois à la nouveauté, à l’efficacité et, dans l’entreprise, à une meilleure productivité (Alter, 2000 ; Cros, 2000). Dans le monde de l’éducation, le terme s’avère délicat à utiliser (Kaddouri, 1998 ; Monetti, 1998), tant il est flou et aujourd’hui passe-partout. Même si, historiquement, il est rattaché à l’Education Nouvelle.

27Nous retiendrons les quatre attributs qui, selon F. Cros (1998) permettent de définir l’innovation en éducation :

·         l’innovation se réfère à la nouveauté, au changement ; dire ce qui est nouveau, c’est en faire déjà un objet relatif (nouveau par rapport à un contexte, une réforme, un Programme, un outil, une méthode, etc.). Par exemple, suffit-il d’un nouveau programme, même de "nouvelle" géographie, pour innover dans l’enseignement de la géographie ?

·         l’innovation est un processus de changement délibéré, intentionnel ; un projet qui provoque des tensions, des ruptures, des conflits. Ainsi, le nouveau public des élèves de ZEP conduit-il, de facto, à innover dans la géographie enseignée.

·         l’innovation est une action sociale finalisée, fondée sur un souci d’efficacité pédagogique, de démocratisation, qui s’inscrit dans une certaine conception de l’élève, de l’enseignement et donc ici de la discipline à enseigner ou enseignée. Les valeurs qui la sous-tendent sont explicites et acceptables par les acteurs, décideurs, formateurs, enseignants et étudiants, stagiaires, élèves.

·         l’innovation est un processus qui s’inscrit dans la durée (les retours en arrière sont donc possibles) et qui se diffuse (par le haut ou par le bas ; aujourd’hui il s’agit plutôt d’offrir aux enseignants les conditions à la base qui favorisent l’innovation - telle la formation continue, Internet, l’individualisation des parcours des élèves, des étudiants, des stagiaires en formation - plutôt que de l’imposer de l’extérieur, par injonction). Quelle est la position du formateur d’enseignants par rapport à ce processus ?

28Ainsi définie, l’innovation implique une transformation totale des paradigmes sociaux, institutionnels, épistémologiques, didactiques, qui font la cohérence d’un système. Ce système est ouvert "au temps de la création" (Imbert, 1986), de la transformation qui produit des effets de sens, qui ouvre l’histoire à de nouveaux paradigmes.

29L’innovation pédagogique ou didactique n’est donc pas "l’innovation-mode", qui se contente de juxtaposer un nouvel élément, en général un outil ou une technique (l’informatique aujourd’hui ?), sans cohérence explicite avec l’ensemble qui ne devient pas pour autant objet de changement. L’utilisation d’Internet en classe de géographie ou en situation de formation suffit-elle à faire bouger le "noyau dur" de l’enseignement ou de la formation ?

30Cette innovation-là n’est pas non plus l’effet d’un militantisme effréné pour des méthodes ou des contenus nouveaux -exemples de la "nouvelle" géographie, des modèles graphiques, des méthodes dites actives- qui provoque plutôt le rejet pur et simple par excès de fermeture du système, par défaillance du sens, par négation de l’histoire : la nouvelle totalité idéologique ou intellectuelle fait oublier les liens avec la totalité d’origine. Quel regard épistémologique et historique, dans l’exemple cité, sur la "nouvelle" géographie ou les modèles graphiques, quand on sait la vacuité de la vigilance épistémologique et didactique de pas mal d’enseignants voire de formateurs ?

31Une nouvelle formation géographique, certes, mais pour quelles finalités ? Les finalités institutionnelles -intellectuelles, culturelles, patrimoniales et civiques- suffisent-elles ou doivent-elles être redéfinies, complétées ? Sont-elles vraiment les mêmes dans une ZEP rurale ou de banlieue et dans un Collège de centre-ville ? Comment préparer les (futurs) enseignants à ce questionnement, sans le dévoyer ou le caricaturer ? Est-ce légitime ?

32C’est pourquoi le "rapport au savoir", enfin, doit intégrer les problématiques de la formation professionnelle disciplinaire (Charlot, 1992, 1997, 1999 ; Develay, 1998 ; Rochex, 1995, 1998). Le rapport au savoir est ainsi le rapport au monde par le langage, par l’action, dans l’histoire d’un sujet, et aussi un rapport aux autres et à soi. Processus concernant un sujet confronté à la nécessité d’apprendre, c’est donc un processus non seulement intellectuel, cognitif, didactique, "épistémique", mais aussi un processus identitaire et social. Sa connaissance permet de mieux comprendre, du moins de comprendre autrement, les problèmes des élèves en difficulté. Comme dit B. Charlot (1997) : "L’échec scolaire n’existe pas. Ce qui existe, ce sont les élèves en échec". Quand on apprend que les élèves de Lycée Professionnel de banlieue perçoivent "l’histoiregéo" comme une discipline "scrabble" qu’il faut mémoriser/réciter sans rien comprendre, à la différence des disciplines "puzzle" à laquelle il donnent progressivement et logiquement du sens, c’est pour le moins une obligation intellectuelle, civique, morale, éthique, de s’interroger - comme enseignant ou formateur - sur les finalités, les objets, méthodes et démarches de la géographie enseignée ! Autant dire que dans ce rapport au savoir disciplinaire ici concerné, il n’est question ni de désir ni de plaisir à apprendre, encore moins de sens (Develay, 1998)...

33Si l’on veut donc interroger le rapport au savoir géographique des élèves que B. Charlot a en fait très peu étudié, il faut cependant définir ce qu’est ce "savoir géographique". Il faut aussi, dans cette analyse, aller bien au delà des représentations qui n’en sont qu’un élément constitutif (12). De là, il convient de s’intéresser de même au rapport au savoir géographique des futurs enseignants, en majorité historiens (Heudes, 2001). Ceci aiderait sans doute les formateurs à mieux comprendre les pratiques d’enseignement de la géographie de ces derniers et donc à les transformer, à condition que ces formateurs réfléchissent à leur tour à leur propre rapport au savoir géographique.

34Pour apporter une conclusion partielle à ce qui vient d’être dit, l’innovation dans l’enseignement de la géographie et dans la formation professionnelle disciplinaire ne consisterait-elle pas, dans la cohérence d’une alternance intégrative, au service d’une nouvelle professionnalité, à modifier le rapport au savoir en formation et donc en classe ? La recherche est ouverte...

35Mais, nous, géographes - et parce que nous sommes géographes - ne serions-nous pas finalement dans une situation paradoxale, étant tiraillés trop souvent entre les injonctions des programmes, la reproduction du modèle scolaire et nos choix didactiques raisonnés ?

36En effet, toujours dans cette problématique du changement que nous poursuivons, référons-nous aux six "mondes" de Boltanski et Thévenot (1991, 1998) pour réfléchir aux tiraillements, tensions et conflits que vivent aujourd’hui des enseignants de géographie au Collège et au Lycée et des formateurs d’enseignants de géographie en IUFM, et pour tenter de les éclairer.

37Selon ces auteurs, toute situation sociale inclut des comportements, des logiques d’action différentes qui se réfèrent à six "mondes" eux-mêmes différents qui constituent le monde social, pluriel et complexe et qu’ils qualifient, de mondes domestique, civique, industriel, marchand, inspiré et de l’opinion (document 1 en annexe). Les acteurs sociaux ordinaires ont en effet une compétence réflexive qui leur permet de passer des situations particulières aux catégories générales, à des "grandeurs", systèmes d’équivalence partagés par la société, qui leur servent de repères pour agir sur des objets en situation. Ces "formes de justification" se révèlent propres à encadrer les disputes et à ménager des accords entre acteurs aux intérêts différents, pour s’accorder finalement sur la recherche du bien commun, de l’intérêt général, compromis qui relève de mondes différents. Ce compromis n’est ni un arrangement local ou individuel, ni une relativisation des enjeux ("rien n’a d’importance"), encore moins l’enfermement dans le relativisme ("tout se vaut") ou la classification d’un seul monde au détriment des autres.

38Ces références communes aux multiples acteurs sociaux permettent d’articuler le registre des valeurs (ce qui doit être fait, ce qu’il serait bon de faire) et de l’action.

39Cette modélisation, reprise par J.L. Derouet (1992, 2000), permet d’éclairer la situation trouble dans laquelle se trouve le système éducatif, et donc la formation des enseignants. Y coexisteraient en effet des mondes différents, où les multiples acteurs devraient continuellement passer d’un monde à l’autre (dans les objectifs, les arguments, les dispositifs, les systèmes de preuve) et où la conservation du flou limiterait finalement les risques quand elle n’entretient pas l’inertie.

40Essayons-nous à transposer les six mondes évoqués à la formation professionnelle disciplinaire dans un IUFM en les croisant avec les paramètres de cette dernière qui apparaissent sur le  en ordonnée. Ces mondes se déploient bien en effet dans la complexité du domaine social de la formation professionnelle, ici en géographie. Ce modèle permet aussi de montrer comment un même objet, la géographie, prend des sens différents selon le système d’interprétation des acteurs ; comment s’effectuent en même temps les liens pluriels, les réseaux où se trouvent pris ces acteurs, qui peuvent être amenés à basculer d’un monde à l’autre et qui s’y reconnaîtront aisément.

41La culture professionnelle commune des enseignants de géographie est-elle dès lors possible, étant donné la multiplicité des espaces de décision, des établissements scolaires, des territoires ? Quelles références pour les IUFM aujourd’hui, après la "foi républicaine" des Ecoles Normales, l’Etat éducateur centralisé ? Quelle culture, quelle démarche critiques sont possibles et légitimes ?

42Et peut-on enseigner à la fois un savoir géographique positif et un recul épistémologique par rapport à ce savoir ? A quelle échelle enfin étudier la recomposition qui se fait, qui doit se faire dans la formation à partir de la pluralité des mondes ? Surtout quels formateurs pour agir dans ces mondes en connaissance de cause et les comprendre ?

43Il existe ainsi des logiques multiples tant chez les enseignants de géographie que chez leurs formateurs ; et pas seulement la logique du terrain, des pratiques ou de la transformation géographique du monde qui fondent la reproduction du modèle scolaire (Clerc, 1999).

44Le changement dans le monde de la formation professionnelle en géographie, s’il se fait, s’il doit se faire, est bien à la fois social, institutionnel, scientifique, didactique, au regard des "nouvelles" politiques éducatives qui tentent de répondre aux "nouveaux" défis de la démocratisation, aux "nouveaux" enjeux de la formation des "nouveaux" enseignants, pour cette école française d’aujourd’hui située "dans plusieurs mondes" (Derouet, 2000).

Des propositions de compromis pour la recherche du bien commun, de l’intérêt général

45Comment faire pour que les acteurs de la formation disciplinaire, formateurs et formés, s’approprient le changement qui nous apparaît nécessaire ?

46Essayons d’abord de définir ce bien commun, cet intérêt général dont nous parlons. N’est-ce pas finalement former des enseignants compétents, efficaces, au service de tous et de chacun ? Des enseignants au service ... d’un service public où l’affirmation des valeurs républicaines (égalité, liberté et autonomie intellectuelles, équité, solidarité, tolérance, laïcité, [débat] critique) signifie la primauté des finalités civiques de tout enseignement ? Est-ce un idéal utopique ? Du moins c’est une utopie mobilisatrice qui donne du sens au métier d’enseignant de géographie et de formateur d’enseignants. Dès lors, qu’est-ce donc qu’une pratique "innovante" d’enseignement et de formation, ici disciplinaires (Thémines, 2001) ? Il semble que, déjà la condition première soit, tant chez les enseignants en formation initiale ou continue que chez les formateurs d’enseignants, la vigilance épistémologique, didactique, sociale, critique, déjà énoncée ici. Cette vigilance qui "consiste à interroger ce qui va de soi, [...] les routines cognitives (13), [...] les savoirs positivistes - la localisation en géographie - [car] la critique se construit contre mais aussi à partir de ces connaissances qu’elle n’annule pas, mais dont elle cherche à définir le bon usage et les limites d’application" (Derouet, 2000). Cette vigilance construite et entretenue délibérément assure à tout un chacun cette liberté informée, cette autonomie intellectuelle indispensable à toute activité d’enseignement et de formation, activité complexe, de plus en plus complexe (Perrenoud, 1998 - cf. ici, 2.1 ; Le Roux, 2001).

47Quels enseignants de géographie voulons-nous, dès lors, former? Si nous disposons aujourd’hui pour ce faire de référentiels transversaux (cf. ici, 2.1) ou disciplinaires (Marbeau, 1992 ; Hugonie, 1996 - document 1 en annexe) nous ne disposons, par contre, pas de référentiel pour les formateurs. Si le professeur est un professionnel de l’apprentissage, le formateur d’enseignants est, lui, un professionnel de la formation. Et de même que le professeur doit mettre l’élève au centre du système éducatif et de l’apprentissage, le formateur doit positionner l’enseignant, en formation initiale ou continue, au centre de la formation. Et cela ne s’improvise pas. Il ne suffit pas d’avoir été ou d’être un "bon" enseignant pour être un formateur. Quels formateurs d’enseignants de géographie voulons-nous donc dans la formation professionnelle ?

48Quant aux contenus de la formation professionnelle, ils devraient bien évidemment intégrer une formation épistémologique et didactique solides, dès l’Université, en amont de la préparation aux concours de recrutement. Cette formation serait à renforcer, prolonger quand ce n’est pas initier, à l’IUFM (Marbeau, 1992).

49En effet, pour penser le changement d’un système, qui contribue dans le cas présent à la reproduction auto-référencée du modèle scolaire (figure 1), il faut agir sur le savoir, sa construction et les représentations que les acteurs en ont. Et c’est bien par la prise d’un recul épistémologique vis à vis de la géographie scientifique et scolaire que s’opère alors le changement de paradigme nécessaire à l’évolution du système. C’est pourquoi nous proposons dans ce figure 1 une proposition d’itinéraire de formation à l’analyse épistémologique, a contrario de la reproduction du modèle scolaire.

50Au service de ces contenus, les stratégies de formation doivent partir des problèmes, relatifs à l’enseignement et à l’apprentissage disciplinaires, identifiés à partir des pratiques professionnelles, en formation initiale -avec le rôle fondamental du mémoire professionnel- ou continue : analyse épistémologique et didactique des contenus enseignés, des programmes et manuels scolaires, des contenus appris, acquis par les élèves, des représentations sur la géographie et son enseignement-apprentissage des uns et des autres (14). Au-delà de l’échange et de la mutualisation des pratiques, des confrontations critiques s’imposent, portant sur la justification des choix de l’enseignant, des activités mises en œuvre par lui en connaissance de cause. En quelque sorte, aider à passer des savoirs en action aux savoirs de l’action et sur l’action par une attitude réflexive et raisonnée.

51Promouvoir une véritable innovation, telle que nous l’avons abordée ici en 2.3 et positionnée dans les "mondes" de la formation (), c’est - dans cette formation - travailler à la fois sur l’antagonisme :

·         des acteurs : la routine du terrain de l’enseignement face aux transformations du monde,

·         des temporalités : la relative inertie des Programmes face aux mutations des nouveaux publics d’élèves, et de la géographie scientifique (Le Roux, 2001a)

·         des espaces et des lieux : la légitimité du terrain de la classe, l’édition scolaire, les examens, l’Institution, la noosphère,

·         des sujets :
* les élèves, les formés qui apprennent et qui changent vite : exemples des nouveaux enseignants, des enseignants dits en difficulté, même après 20 ans d’une carrière "sans histoire",
* les formateurs qui enseignent et qui forment,

52tous sujets qui ont chacun un rapport au savoir géographique, spécifique, personnel.

53C’est aussi exercer une action sociale finalisée, à savoir promouvoir et construire la citoyenneté (Le Roux, 1999) et enclencher - par la formation - un processus de diffusion de l’innovation.

54Nous affirmons donc que la reproduction du système du modèle scolaire de la géographie (Clerc, 1999) n’est pas une fatalité. Les enseignants pilotent, bien plus qu’ils ne l’affirment, les enjeux de la géographie scolaire. Encore convient-il de leur en donner les moyens. Acteur de ce système lui aussi, le formateur est partie prenante du changement, par le choix argumenté de ses contenus et de ses stratégies ; pour retrouver la transposition didactique que le modèle de la discipline scolaire évacue au profit d’une "recomposition" en rupture totale avec la géographie scientifique (Audigier, 1995 ; Le Roux, 1998 (15)).

55Reste le terrain, encore à défricher, du lien entre la formation initiale et continue, de leur mise en cohérence. En portant l’effort sur les nouveaux enseignants, dans leurs premières années de métier, où l’urgence, le stress et l’incertitude déjà cités leur font vite oublier les premiers acquis de la formation initiale(16).

56Dans cette situation paradoxale vécue aujourd’hui dans les mondes de la formation professionnelle des enseignants de géographie on comprendra enfin combien la recherche en didactique disciplinaire et en didactique de la formation, c’est à dire en didactique que nous appellerons "professionnelle", la diffusion des résultats de la recherche, l’initiation à la recherche, le développement d’une attitude de recherche, intégrés aux processus même de la formation de ces enseignants et de la formation des formateurs, doivent occuper une place centrale au service du changement souhaité, dans la compréhension et la gestion positive des tensions et des contradictions qui ont été relevées.

Conclusions

57Ces propositions limitées et partielles nous amènent à quelques conclusions qui semblent s’imposer :

·         Dans la problématique du changement où nous nous plaçons ici, la géographie a bien une place spécifique dans le système d’enseignement plus large qui l’englobe : elle est sans doute l’une des disciplines scolaires qui connaît aujourd’hui le plus de tensions dans les contenus, l’épistémologie, les représentations, le rapport au savoir, les enjeux idéologiques.

·         Car le formateur d’enseignants est un acteur, à la fois passeur, médiateur, en position médiane, mixte, paradoxale en tout cas, dans le système du modèle scolaire de la discipline géographie. A la fois dedans et dehors, il est un interlocuteur à part entière de l’alternance intégrative telle que nous l’avons définie, en position d’interface active mais inconfortable sans nul doute...

·          ... à condition de (re)centrer le sens, la fonction, la nature, de la discipline scolaire géographie dans la formation professionnelle des enseignants : ni un modèle didactique descendant et décontextualisé, ni une didactique banalisée, institutionnalisée. L’articulation Didactique- Formation ne peut se construire que sur, avec, à et par la recherche.

·         Aussi convient-il de situer les enjeux là où ils sont vraiment, en élargissant le champ de la didactique disciplinaire, depuis la formation des élèves jusqu’à la formation des formateurs d’enseignants, sans se limiter à la formation des enseignants à cette didactique. Le "système des triangles de la formation" (figure 2) permet de formaliser ceci, bien au-delà d’ailleurs de la seule didactique disciplinaire, puisque l’enseignant disciplinaire, bien plus qu’un "maître instruit" (cf. 2.1), est inscrit de fait dans la transversalité du métier. Il convient en effet de tenir de front dans la formation les trois pôles du système que constituent les élèves, les enseignants et les formateurs. La recherche devrait se donner le même défi.

58Des questions demeurent cependant en suspens :

·         Quel statut donner aujourd’hui à la géographie, discipline enseignée, obligatoire, associée en France, voire inféodée à l’histoire, enseignée en majorité par des historiens ?

·         Comment dépasser dans les IUFM la didactique banalisée que nous avons dénoncée sinon par une formation des formateurs à et par la recherche ? A quand, non seulement un référentiel de compétences pour les formateurs, mais aussi un mémoire professionnel, une production de recherche professionnelle pour ces derniers comme pour les enseignants en formation initiale ?

·         Qu’en est-il de la géographie à l’Université, de la didactique de la géographie à l’Université, de la pré-professionnalisation au métier d’enseignant de géographie à l’Université ? Sans l’engagement de l’Université, il faut bien voir que la situation reste plutôt bloquée.

59Le processus du changement souhaité en France dans l’enseignement de la géographie et la formation des enseignants n’est, on le voit, pas seulement une question de lieux et de territoires mais aussi et surtout d’acteurs, de temporalités, d’une action sociale finalisée en somme.

60Car pourquoi enseigner la géographie et en faire une discipline obligatoire de l’école élémentaire à la Terminale de lycée, comme c’est le cas en France ?

61Pourquoi au fait enseigner et faire apprendre la géographie aux enfants et aux adolescents ?

(1) Les manuels sont produits dans le respect de l’ordre de présentation des programmes. En terme de contenus, ils les débordent en conservant des contenus de programmes antérieurs.

(2) Les manuels déterminent les contenus enseignés. En retour, pour des raisons commerciales, les éditeurs font des ouvrages qui «ressemblent» aux pratiques des enseignants.

(3) Les programmes déterminent modérément les pratiques ou alors indirectement, par le biais des manuels. Par contre, les pratiques ont une influence forte sur la rédaction des programmes.

(4) L'examen conditionne fortement les pratiques, totalemnt en classe de terminale. Les pratiques déterminent ce qui est possible à l’examen.

(5)L’examen(fréquence et type de sujets) détermine l’importance du traitement de chaque sujet dans les manuels de terminale ainsi que l’apprentissage des méthodes (manuels de première et de terminale).

(6) Les programmes fixent les sujets d’examen sans trops’éloigner des habitudes de celui-ci. Les sujets «possibles» à l’examen conditionnent les modifications de programmes.

A/B : Situations d’évaluation en classe

A/B®C®D : Itinéraire de formation à l’analyse épistémologique, à partir des pratiques. En amont, une formation épistémologique (épistémologie de la géographie scientifique)

62D’après P. Clerc, 1999, production et fonctionnement de la culture scolaire du Lycée en géographie ; l’exemple des espaces urbains. Thèse d4université, Paris 1 – Sorbonne._

 

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Dimanche 10 août 2008
 Décès du poète palestinien Mahmoud Darouiche

 

RAMALLAH, Cisjordanie (Reuters) - Le poète palestinien Mahmoud Darouiche est décédé au Texas à la suite d'une opération du coeur, a annoncé à la chaîne de télévision Al Arabiya un médecin de l'hôpital de Houston où il était soigné. Il était âgé de 67 ans.

Considéré comme le "poète national" palestinien, l'oeuvre de Darouiche a été traduite en de nombreuses langues.

Elle évoquait la douleur des Palestiniens exilés comme lui après la fondation d'Israël il y a 60 ans mais aussi des thèmes plus larges.

Gros fumeur, Darouiche avait déjà subi deux opérations cardiaques par le passé.

Peu avant l'annonce de son décès, le ministre palestinien de la Culture, Tahani Abou Dakka, avait déclaré que le poète avait été placé sous assistance respiratoire deux jours après une intervention chirurgicale.

Ali Sawafta, version française Jean-Stéphane Brosse

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Mardi 29 juillet 2008

Domaines de Coétences    

Enseignement  -  Recherche  -  Rédaction


 

I. Enseignement (1998/2008)

Elaboration des contenus de cours et des sujets d'examen ; surveillance des partiels ; correction des copies ; participation aux réunions pédagogiques et aux délibérations

Cours & Cours particuliers, français (6ème, 5ème, 3ème, 1ère) Ollioules / La Garde, 2008

Cours particuliers, français, anglais, italien (6ème à 1ère) Marseille, 2006/2007

Conférence, Université de Corse, Département Arts, Novembre 2002

Monitorat, Université de Lettres de Nice, Section Arts, Communication et Langage, 1998/2001 (Stages de didactique, pratique enseignante, communication, Centre d'Initiation à l'Enseignement Supérieur, I.U.F.M, Nice, 1998/2001)


 

II. Formation universitaire & Travaux de recherche (1993/2001)

En tant que membre du laboratoire « Bases, corpus et langage » (associé au CNRS), U.F.R. Lettres, Arts et Sciences humaines : Activités de collecte, inventaire, et classification d'informations ; analyse, synthèse, mise en valeur et diffusion de documents ; traitement de texte (Windows, Word et Excel)

Doctorat de Sciences du Langage, Université de lettres de Nice, 1998 / 2001

Thèse de doctorat nouveau régime « Expression et pression en publicité - Approche d'un langage pluricode »

Diplôme d'Etudes Appliquées de Sciences et Techniques du Langage, Université de lettres de Nice, 1997 / 1998

Mémoire de D.E.A. « Au-delà de la rhétorique de l'image publicitaire : sa pragmatique »

Maîtrise de Sciences du Langage, Université de lettres de Nice, 1996 / 1997

Mémoire de Maîtrise : « Analyse linguistique de l'aphasie »

Licence de Sciences du Langage, Université de lettres de Nice, 1995 / 1996

D.E.U.G d'Anglais, Université de lettres d'Aix-en-Provence, 1993 / 1995


III. Travaux en cours (2006/2008)

Ecriture d'un roman (« S. aime S. ») ayant pour thème le langage SMS

Ecriture d'un scénario pour un film d'animation (« L'âme en songe »)

Ecriture d'un scénario adapté d'une histoire écrite par un auteur sarde

Ecrit autobiographique : « Eros ou l'Auto-Manne » (2002/2007)

Montages vidéos à partir de collages réalisés entre 2003 & 2007 (3 périodes)

IV. Activités de rédaction (2005/2007)

Rédaction d'articles diffusés sur quelques sites Internet (France Top, Ciné Zoom, Mes Articles.com...)

Prise de notes et rédaction de comptes-rendus des réunions au sein de plusieurs associations ; rédaction et corrections de témoignages

Elaboration et diffusion d'un bulletin électronique mensuel (« Farandole ») proposant différentes rubriques, autant de pistes de réflexion destinées à partager des émotions, à échanger des points de vue (Juillet 2006 à Juillet 2007 = 13 numéros)

V. Expérience audiovisuelle (2003/2004)

Formation professionnelle aux métiers de l'Audiovisuel "Action cinéma", option scénario - réalisation, Centre de formation Chjar'di lume, Corté, Nov. 03 / Mai 04

Ecriture de scénarios :

Film d'animation - Ile était une fois... Six loups   (13mn) - Mars 2004

Court-métrage de fiction - Petite mort sûre  (5mn) - Décembre 2003

Ecriture rédactionnelle (avec recueil de témoignages et interviews) :

Articles et analyses filmiques (fictions, documentaires...) - 2004 / 2007

Festival du Film Italien, Journal de bord d'un membre du jury - Février 2004

Collaboration à la recherche documentaire, à l'écriture, à la préparation et à la réalisation des documents suivants :

Documentaire - O Mà, parlammi corsu   (7mn) - Décembre 2003

Reportage - XVIème Festival du Film Italien de Bastia (13mn) - Février 2004

Documentaire - Oscura Santa Chjara   (26mn) - Février/Mars 2004

VI. Participation à des Stages  & Concours (2002/2004)

Biennale des jeunes créateurs d'Europe et de Méditerranée : Appassionata - Sept. 04

 Stage d'écriture collective, conte : Crise en t'aime - Association Albore, Oct. 03

Concours Prix Harfang, Atout choeur, ballet de pic - Sept. 2003

Stage d'art dramatique, exercices de création collective, Association  A.R.I.A, Avril 03.

Stage d'écriture collective, nouvelle : Cloques à l'âme -  Association  A.R.I.A, Fév. 03.

Concours Prix Sperenza, Anna Khronic - Décembre 2002

VII. Participation à diverses manifestations culturelles :

Séminaire de formation CDDP Haute-Corse, « De la photographie au cinéma, quelles passerelles ? », Porto-Vecchio, 13-14 Mai 2004

« René Vautier, le cinéma engagé » - Cinémathèque de Corse, Porto-Vecchio, Avril 2004

Festival du Film Italien de Bastia, Membre du jury, Haute-Corse, Fév. 2004

Université Populaire d'été – « Socrate au Lazaret », Ajaccio, Août 2003

Ecole Européenne d'été – « Les politiques de développement économique des îles », Centre Iles Développement Institutions Méditerranée, Université de Corse, Juil. 2003

Journées publiques de la culture, Université de Corse, Oct. 2002

Festival International du film de Locarno, Tessin, Août 2002

Ecole Européenne d'été – « Les identités dans le monde... et monde de l'identité », Université de Corse, Juil. 2002 

 

Informations Complémentaires

Langues                    Anglais et Italien courants -

                                  Notions d'espagnol

Loisirs                       Lecture, Cinéma, Ecriture, Danse

Centres d'intérêt      Art & Culture, Psychologie, Tourisme... 

34 ans,  Célibataire,  Permis B  &  Véhicule



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Dimanche 6 juillet 2008
 ● 31ème colloque international de l’Afec à Alexandrie, du 28 au 31 octobre 2007

 

L’Association Francophone d’Education Comparée co-organisera son 31ème colloque international d’éducation comparée conjointement avec la Mission Laïque Française et la Grande Bibliothèque Alexandrina du 28 au 31 octobre 2007, sur le thème suivant :

Approches comparatives des traditions et modernités éducatives : Quelles rencontres entre l’Orient et l’Occident, entre le Sud et le Nord ?

Les rencontres entre l’Occident et l’Orient, le Nord et le Sud, seront au cœur du 31ème colloque international de l’Association Francophone d’Education Comparée. Ce colloque sera l’occasion de réfléchir collectivement sur l’histoire et l’avenir des interactions entre l’Orient et l’Occident, entre le Sud et le Nord, dans le domaine éducatif, des influences, des échanges culturels et des conflits qui ont jalonné leur développement. Ce colloque se donne pour objectif de porter l’attention sur les modalités et les effets réciproques des rencontres Orient-Occident et Nord-Sud, qui ne sont pas nouvelles. De nombreuses mises en perspective historiques sur la longue période mettent en effet en relief le fait que les histoires des civilisations et les cultures, avant d’être réifiées par la modernité, étaient des histoires entrelacées. De ce point de vue, les phénomènes actuels de diffusion culturelle liés à la globalisation n’exprimeraient pas seulement une accélération de l’histoire mais revêtiraient un caractère nouveau et spécifique. La globalisation nous confronte en effet a de nouvelles manières de saisir le monde, d’agir dans le monde, de construire son identité qui se traduisent en vrais défis pour les systèmes d’éducation quand vient le moment de penser comment préparer les jeunes a ce monde émergent.
La période contemporaine est marquée par une accélération de la diffusion des savoirs et des informations au niveau planétaire ; nombre de pays d’Orient se sont occidentalisés alors que l’Occident s’ouvre progressivement au monde, en prise au doute sur ses propres certitudes. En Occident en effet, les systèmes éducatifs se sont édifiés dans le même temps que les Etats-Nations et leur développement est intimement lié aux histoires nationales. A l’heure de l’affaiblissement apparent de l’Etat-Nation -cette unité de comparaison traditionnelle du comparatisme- il sera aussi l’occasion de réfléchir collectivement sur les unités de comparaison du comparatiste, les enjeux épistémologiques, méthodologiques et éthiques propres à la démarche comparative dans un monde globalisé dans lequel les interactions culturelles vont croissantes.
Ce colloque international sera ainsi l’occasion d’examiner la pertinence de ces concepts d’Orient et d’Occident à l’orée du XXIe siècle, sur le plan des traditions et des modernités éducatives. Quelles relations unissent ces traditions et ces modernités ? Qu’est-ce qui les sépare ? Que se doivent-elles les unes aux autres ? Quels imaginaires éducatifs, quelles valeurs travaillent cet Orient et cet Occident, ce Nord et ce Sud, dont la séparation coïnciderait avant tout avec la localisation géo-planétaire de sociétés et de peuples porteurs de valeurs distinctes ?
L’AFEC s’affirme donc à l’occasion de son 31è colloque international dans sa vocation scientifique et éthique, c’est-à-dire en souhaitant que les rencontres qu’elle organise soient non seulement des événements scientifiques, mais soient aussi des lieux de rencontres, de partenariats et d’échanges féconds entre des mondes éducatifs en pleine transformation.
Ce 31è colloque de l’AFEC se tiendra au Lycée de la Mission Laïque Française d’Alexandrie et à la Biblioteca Alexandrina, du 28 au 31 octobre 2007. Passerelle historique entre l’Orient et l’Occident et entre le Sud et le Nord, Alexandrie a de tout temps subi l’influence de plusieurs civilisations, et des cultures qui en sont issues. Cette pluralité historique en fait un lieu privilégié pour un événement scientifique placé sous le signe de la rencontre interculturelle.
L’objectif de ce colloque est d’être un nouveau trait d’union entre les différentes cultures d’Orient et d’Occident, du Nord et du Sud d’un moment de travail et de collaboration scientifique, dans un souci affirmé de rapprochement des intellectuels d’Orient et d’Occident Dans une periode ou l’Orient et l’Occident, le Nord et le Sud s’interrogent sur eux-mêmes et sur leur rapport à l’Autre, l’éducation comparée a une responsabilité particulière à jouer, de faire en sorte que le mouvement de la mondialisation facilite cet authentique dialogue des cultures et des civilisations.
Placé sous le signe de la reconnaissance interculturel, ce colloque sera marqué par la largeur du champ d’étude qu’il propose, non seulement du point de vue géographique et historique, mais aussi parce qu’il concerne l’éducation dans toutes ses dimensions. Ces différentes dimensions alimenteront différents axes de questionnement, qui seront nourris par des conférences en plénière, des symposiums et des communications en atelier autour de trois objectif principaux.


Objectif 1 : Comparatisme et relation interculturelle - De nouveaux enjeux de connaissance et de méthode pour l’éducation comparée
En se saisissant de la problématique du colloque formulée autour de la rencontre et de la relation interculturelles, une réflexion collective sera engagée à l’occasion de ce colloque sur la démarche comparative et sa capacité d’adaptation et d’innovation à partir des questionnements communs à l’éducation comparée et à toutes les sciences sociales lorsqu’elles sont confrontées à la nécessité de comparer. Il s’agit, dans un cadre transdisciplinaire, de comparer, sur un plan théorique et méthodologique, les démarches comparatives des sociologues, linguistes ; historiens, pédagogues, didacticiens, etc. au cours de deux tables rondes regroupant des conférenciers de différentes disciplines.

Table ronde 1 : "Rencontres", interactions, interrelations : quelles démarches comparatives aujourd’hui dans les sciences sociales ?

Table ronde 2 : "Orient" et "Occident", "Nord" et "Sud" , ces catégories sont elles encore scientifiquement pertinentes pour les comparatistes ?"


Objectif 2 : Rencontre entre les systèmes d’éducation : quels apports, quels conflits, quels enrichissement mutuels ?

Il s’agit d’explorer les apports réciproques entre les systèmes éducatifs dans le monde en dressant un état des lieux, à partir d’études comparatives concrètes sur un ensemble de pays, plusieurs pays particuliers, voire sur un seul pays. Ces études peuvent s’articuler autour de trois thématiques dans lesquels les communications s’attacheront à mettre en lumière les effets de "rencontres" et leur qualité en fonction de la nature des "rencontres" : échanges, dialogue, emprunt, influences mutuelle acceptées ou recherchées, ou au contraire conflits, conquêtes, colonisation, résistances...

Thème 1 : Sens de l’éducation - Conceptions, valeurs, finalités Quelles rencontres entre : - finalités de l’éducation et conceptions de l’élève et de l’apprentissage ? Quelles évolutions dans le temps et selon les lieux ? Quels emprunts ? Quelles interactions ? - éducation et valeurs démocratiques ? Entre éducation, traditions et transmission culturelle (quelles résistances, quels métissages) ? Quelles conceptions de l’individu et de l’acteur social ? - valeurs de l’école et valeurs familiales (sur un plan spatial et sur un plan temporel) ? - morale laïque et morale religieuse ? Quelle place et quels effets du facteur religieux dans l’éducation ? - valeurs et finalités de l’éducation (formelle, non formelle) et celles du monde du travail (intellectuel/manuel) ? - éducation en milieu rural et éducation en milieu urbain ? Quelle égalité entre filles et garçons dans l’accès à l’éducation ?

Thème 2 : Savoirs de l’éducation - Contenus d’enseignement et curricula Quelles rencontres entre : - savoirs théoriques et savoirs pratiques ; savoirs scientifiques/savoirs religieux/savoirs endogènes (voire indigènes) ? - les langues dans les contextes de plurilinguisme ? quelles relations entre langues d’enseignement et langues maternelles ? quel statut pour les langues minoritaires et les langues étrangères ? - disciplines académiques (sciences, lettres, etc.) et autres domaines de formation (morale, religion, citoyenneté, éducation civique, éducation physique et sportive, éducation artistique, éducation à la santé, etc.) ? - curricula et environnement culturel (enjeux de la sélection culturelle des contenus) ?

Thème 3 : Médiations en situation d’enseignement/apprentissage : pratiques éducatives et scolaires et évaluation des apprentissages Quelles rencontres entre : - objets d’enseignement et modalités d’enseignement / apprentissage / évaluation ? Entre manuels scolaires et transmission culturelle ? - différentes conceptions de la forme scolaire, entendue comme organisation des lieux, de l’espace, du temps de l’enseignement ? - innovation pédagogique (rôle des nouvelles technologies) et environnement socioculturel ? - réformes des curricula scolaires et formation des enseignants ? - pratiques pédagogiques en milieu scolaire et interventions socio-éducatives ? - critères d’évaluation qualitatifs (droit à l’éducation : accessibilité, adaptabilité, acceptabilité) et quantitatifs (efficacité, performance) ?


Objectif 3 : Problématiques de la rencontre interculturelle – du global au local, de nouveaux défis pour l’éducation

Les problématiques de la "modernité éducative" s’expriment dans les tensions actuelles entre, d’une part, le processus de mondialisation des problèmes et de leurs solutions, d’autre part, celui du renforcement des revendications identitaires, ethniques, linguistiques, culturelles et religieuses au nom du droit à la différence. Cela appelle des choix politiques majeurs qui supposent un dialogue, aussi bien entre décideurs politiques, qu’entre acteurs de l’éducation et représentants de la "société civile". L’éducation comparée peut remplir aux niveaux national et international, une fonction de "vigilance critique" : décrypter les enjeux, alerter sur les risques. Deux "axes thématiques" sont proposées à cette fin.

Thème 4 : Interculturalité, intraculturalité et métissage des modernités éducatives Quelles rencontres entre : - valeurs dites universelles et valeurs nationales (quelle éducation éthique) ? - imaginaires collectifs communautaires et nationaux ? - besoins éducatifs globaux et besoins des groupes minoritaires ? - sociétés multiculturelles et éducation interculturelle ? Quelles formations pour préparer à vivre et à travailler au sein de communautés et d’environnements multiculturels ? - Quelles formes de dialogue et d’apprentissage mutuel entre cultures, religions, au niveau international, et intranational ? - Quels espaces et quels acteurs de médiation entre différentes cultures ? - Quelle prise en compte des minorités culturelles dans les politiques éducatives et les domaines de formation ?

Thème 5 : Politiques et gestion de l’éducation Quelles rencontres entre : - systèmes éducatifs et contextes culturels, socio-historique, politique, économique, religieux… ? - les niveaux d’enseignement et de formation (préscolaire, primaire, secondaire, supérieur) ; les filières d’enseignement (général, technique et professionnel) ? - le modèle scolaire et les modèles alternatifs (éducation non formelle, apprentissage, alphabétisation, soutien individuel…) ? - le service public et l’offre privée d’éducation (l’éducation est-elle une marchandise ?) ? - les modèles éducatifs du Nord et Sud, de l’Orient et de l’Occident - recherche fondamentale et recherche appliquée ? - Quelles coopérations internationales au service de quelles finalités éducatives et scientifiques ? - Quelles rencontres entre les politiques nationales et l’intervention des organisations internationales ?

Association francophone d'éducation comparée

Le site de l'AFEC

http://www.afec-info.org/spip/spip.php?article13

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Dimanche 6 juillet 2008

L’inseignementnefficacité de l’enseignement du fle est une problématique qui fait couler beaucoup d’encre. Nous ne cessons de poser des questions ,à diiférents niveaux,en vue de voir clairement et profondément tous les aspects d’un tel dysfonctionnement etd'essayer de trouver une éventuelle issue magique à cette crise chronique. Inutile de rappeler que toutes les méthodes se valent et que les enjeux d’enseignement /apprentissage d’une langue ne sont pas uniquement didactiques ou pédagogiques, mais touchent à plusieurs aspects et dimensions qui se croisent et se recoupent .Cela requiert de l'enseignant par conséquent beaucoup de lucidité, de bon sens, de persévérance et de patience.
Mettre en cause des sous-bassements théoriques ? des choix politiques ,tel que l'arabisation? des structures de formation initiale et continue des enseignants ?le décloisonnement des différents skills ?une perception purement scolaire de la langue sans ancrage dans la réalité et le quotidien des apprenants ?l’aspect civilisationnel de la langue qui constitue une difficulté seconde ?un référentiel incompatible avec les attentes des apprenants ?les spécificités de la langue et les exigences de son apprentissage ?l’environnement de l’apprentissage ?l’évolution des approches conformément aux exigences de le recherche appliquée et fondamentale ?l'absence d'un créneau porteur et inévitable qu'est la recherche pédagogique?la mobiité des responsables de la chose pédagogique consécutive à l'avènement  de différents gouvernements?Le rôle négatif des Aref qui ne prennent pas en charge les d'ultimes mesures pour personnaliser et optimiser une gouvernance qui jusuq'à présent n'a pas fait les effets tant attendus !.

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Samedi 5 juillet 2008
L'espace Marelle a été conçu par les CREPSC (centres de recherches des petites structures et de la communication), poignée d'enseignants convaincus que la nécessaire transformation de l'Education (et pourquoi pas de la Société) ne pouvait passer que par la concrétisation de l'immense intelligence collective que constituent praticiens, parents, citoyens... et enfants.

Plus précisement, il s'agit de :
  • Défendre et promouvoir les initiatives au sein des petites structures scolaires, sociales, économiques, territoriales, humaines, etc.
  • Montrer que ces petites structures sont une réponse pertinente face aux inconvénients d'une concentration excessive (groupe considéré comme un « tas » et non comme un ensemble de personnes, individus noyés dans la masse, prises de décisions déconnectées du terrain, etc.).
  • Favoriser les rencontres et les liens au sein des petites structures, faciliter les échanges d'expériences
  • Aider les petites structures à vivre et à évoluer

Marelle est le serveur Internet des CREPSC, ouvert à toutes les organisations partageant ces buts !

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Samedi 5 juillet 2008

L'ouverture des peuples est une condition à la cohésion internationale.C'est un véritable levier de promotion de l'intercompréhension,de la tolérance,de partage et de mutualisation dans différents domaines.
Essayons donc de viser la conception de groupes d'intérêts communs,selon les domaines de préférence de diiférentes communautés.

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Dimanche 3 février 2008

 La culture d'un peuple est un patrimoine de différentes dimensions hérité des Anciens.C'est un constat que tous les peuples se partagent.Je me permets de lancer un débat en nourrissant des réflexions:
Le problème qui se pose est de savoir s'il faut enrichir ce legs ancestral ou le sauvegarder tel qu'il fut transmis.Il est inutile de préciser que le tourisme opte pour une culture carte postale qui ne soit l'objet d'aucun changement en profondeur.Donc comment conciler attentes de l'économie touristique et les exigences culturelles?
Un autre problème esdt digne d'être soulevé:comment les cultures doivent interagir dans le monde entier pour harmoniser lesrapports interculturels entre les peuples dans leurs diversités?

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- Publié dans : interculturel
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